Test 4K Ultra HD Blu-ray : Predator Badlands (2025)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Dans le futur sur une planète lointaine, un jeune Predator, exclu de son clan, trouve une alliée improbable en la personne de Thia et entreprend un voyage en territoire hostile, à la recherche de l'adversaire ultime.

Test effectué depuis l'édition import (USA). Sortie équivalente en France avec VFF Dolby Digital Plus 7.1 (1024 kbps) le 11 mars.

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Le réalisateur Dan Trachtenberg et son directeur de la photographie Jeff Cutter n’ont pas abordé cette nouvelle traque à la légère. Pour en capturer chaque nuance, la production de Predator: Badlands (2025) s’est appuyée sur des caméras numériques Arri Alexa Mini LF, associées à des optiques anamorphiques Xelmus Apollo. Le tout, minutieusement supervisé via un master intermédiaire en 4K. Le long-métrage atterrit sur cette édition Ultra HD Blu-ray via un disque BD-66. Il est présenté en 2160p, respectant scrupuleusement le ratio 2.39:1, avec un encodage HEVC et la présence des métadonnées Dolby Vision (profil DV-FEL, sous 12-bit).

Oubliez les environnements de science-fiction cliniques, surpiqués ou aseptisés. Ici, poussière et brumes envahissent le cadre. Dès les premiers plans, les optiques anamorphiques imposent aussi une forte signature aux images. Cette captation assume pleinement ses "artefacts" : un bokeh ovale envoûtant, des lens flares horizontaux qui cisaillent l'écran et une douceur assumée sur les bords du cadre. Ce parti pris vient casser— dans le bon sens du terme — la netteté chirurgicale du capteur de l’Arri Alexa Mini LF tout en évoquant un univers de science-fiction bien établi. La lumière peine aussi à percer l'atmosphère de manière directe, souvent obstruée par un brouillard artificiel, des effets de fumée et particules de sable. On nous plonge donc visuellement au cœur d'un terrain de survie à la fois âpre et rugueux.

Même dans cette atmosphère chargée, les versions Blu-ray et Ultra HD bénéficient d’une définition solide. Les micro-détails abondent : textures cutanées des protagonistes, placages synthétiques des androïdes, salissures incrustées dans les décors, feuillages denses de la planète Genna. La restitution demeure conforme aux standards élevés des productions contemporaines. L’UHD s’impose comme la version de référence : le gain en définition face au Blu-ray 1080p, sans être spectaculaire, demeure sensible et appréciable.

Avec une durée d’environ 107 minutes, l’utilisation d’un disque double couche de 66 Go pouvait susciter quelques réserves. Dans les faits, la compression vidéo se montre parfaitement maîtrisée. L’encodage HEVC affiche un débit moyen robuste d’environ 59,8 Mbps, capable d’absorber sans faiblir l’intensité des séquences les plus denses et agitées.

Côté étalonnage, le rendu épouse la rudesse du récit avec une mobilisation très modérée du gamut étendu. La palette se veut mesurée, volontairement désaturée... presque morose. Les nuits sur Genna, « planète de la mort », se parent de bleus glaciaux très profonds, tandis la planète Yautja Prime conserve des tonalités taupe, sèches et poussiéreuses. Les élévations lumineuses en HDR s'illustrent sur des éléments précis : ciels, éclairs d’armes à énergie, projections holographiques, rouge incandescent de l’épée iconique. Les LED d’état, voyants lumineux et boutons rétroéclairés des consoles gagnent aussi en éclat et intensité. L’essentiel des pics lumineux demeure toutefois contenu sous la barre des 400 nits, avec une moyenne mesurée à 198 nits, confirmant une approche HDR encore maintenue sous contrôle.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Predator: Badlands (2025)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Predator: Badlands (2025)

 

Qualité Audio

L'édition 4K Ultra HD Blu-ray de Predator: Badlands (2025) atterrit dans votre salon avec une piste Dolby Atmos (VO) qui sort du lot. En tout cas sur le registre de la mise en espace et le déplacement des sons. Oubliez votre statut de spectateur passif : ici, vous êtes sur un terrain de chasse, et le mixage verrouille rapidement ses trois points rouges sur votre front. D'emblée, le mixage s'affirme comme une véritable démonstration d'audio orienté objets. La trajectoire fluide et les mouvements d'objets sonores — lisibles en Atmos Viewer sur notre vidéo — témoignent d'un travail d'orfèvre capable de sublimer toute configuration de haut-parleurs, y compris les plus sophistiquées. Un conseil de survie : gardez les oreilles bien levées, car l'engagement des canaux supérieurs est exceptionnellement actif sur ce titre. Entre la flore extraterrestre titanesque, les créatures ailées qui vous tournoient autour et les tactiques de combat verticales, vos tympans sont pris en embuscade de toutes parts.

Dès l'ouverture, marquée par un combat brutal entre deux Predators, l'immersion est totale. Le mixage s'amuse avec nos repères spatiaux : les violents coups d'épée fendent l'espace latéralement avec tranchant, donnant presque l'illusion de frôler notre visage. La gestion multicanale culmine lors du crash du vaisseau spatial, authentique morceau de bravoure. Piégé à l'intérieur du cockpit, l'auditeur subit l'impact des débris spaciaux percutant la coque extérieure depuis toutes les directions, et ces effets saturent l’espace d’écoute avec un réalisme étouffant.

Si l’épisode des vignes tueuses vaut son pesant d’or, notre mention spéciale revient à la confrontation glaçante avec le Luna Bug. Cette créature à l'anatomie cauchemardesque, insecte géant aux allures de pieuvre terrestre, offre au mixage l'occasion de briller par une verticalité pleinement décuplée. La bête se nichant en hauteur, la menace s'installe logiquement au-dessus de notre point d'écoute. Et lorsqu’elle happe ses proies au sol pour les hisser violemment dans les arbres, l'espace s’embrase dans toutes les directions, soutenu par un engagement féroce des canaux supérieurs. Ces quelques extraits bien concrets vous sont présentés en reproduction binaurale dans notre vidéo jointe, l’occasion aussi de visualiser la manière dont les objets sonores virevoltent dans l’espace.

En VO Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 24-bit, 5295 kb/s), l'indicateur de Loudness Range a été mesuré à 20.5 LU. L'édition française du 11 mars profitera d'une VFF Dolby Digital Plus 7.1 (1024 kbps).

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Predator: Badlands (2025)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Predator: Badlands (2025)

 
 

Bonus

- Commentaire audio du réalisateur Dan Trachtenberg, du producteur Ben Rosenblatt, du directeur de la photographie Jeff Cutter et du coordinateur des cascades Jacob Tomuri
- Incarner le Predator
- Des synthétiques authentiques
- Construire les Badlands
- Dek des Yautja
- Scènes coupées et de prévisualisation avec commentaire optionnel

Conclusion

Dan Trachtenberg continue de dynamiser la saga avec brio. Predator: Badlands (2025) s'impose comme une expérience sensorielle brute, où le travail sur le son et l'image prend toute sa dimension grâce au format 4K UHD. Mention spéciale à l’activité objets de la piste Dolby Atmos en version originale.