Test 4K Ultra HD Blu-ray : Un Homme d'Exception (2001)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

En 1947, étudiant les mathématiques à l'université de Princeton, John Forbes Nash Jr., un brillant élève, élabore sa théorie économique des jeux. Pour lui, les fluctuations des marchés financiers peuvent être calculées très précisément. Au début des années 50, ses travaux et son enseignement au Massachusetts Institute of Technology ne passent pas inaperçus et un représentant du département de la Défense, William Parcher, se présente à lui pour lui proposer d'aider secrètement les États-Unis.

Test effectué depuis l'édition 4K Ultra HD Blu-ray Universal (import USA) contenant VF (internationale) et STFR. 

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

L'arrivée sur le support 4K Ultra HD d'Un Homme d'Exception (2001), drame biographique de Ron Howard couronné par les Oscars du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur, était particulièrement attendue dans le contexte du 25ème anniversaire du film. Basée sur la biographie de John Forbes Nash Jr. rédigée par Sylvia Nasar, l'œuvre s'appuie sur une direction photographique signée Roger Deakins. Fort d'un tournage effectué sur pellicule 35 mm à l'aide de caméras Arriflex 435es et 435b équipées d'optiques sphériques, le long-métrage s'offre une véritable cure de jouvence. Le présent test s’appuie sur l’édition 25ème anniversaire sortie aux États-Unis chez Universal. Il est question d’une présentation en 2160p sur un disque BD-100, respectant le ratio original 1.85:1, soutenue par un étalonnage HDR et l'intégration des métadonnées Dolby Vision (profil DV-FEL, sous 12-bit).

La mise à niveau est aujourd’hui incontestable, en particulier sur le registre de la définition. Si la fenêtre de scan reste globalement proche de celle du précédent master, le piqué effectue un solide bond en avant. Roger Deakins souhaitait que l'image soit aussi nette et précise que possible ; ce nouveau transfert répond présent, bien qu'il affiche volontairement une douceur inhérente au matériel d'origine, tout particulièrement sur le premier acte du film. Situé à l'Université de Princeton à la fin des années 1940, ce segment embrasse la volonté du réalisateur Ron Howard d'évoquer la nostalgie d'une époque idéalisée à travers une photographie délicatement vaporeuse.

Avouons-le sans détour : pour les admirateurs de Jennifer Connelly, cette restauration tient du délicieux plaisir coupable. La finesse de ses traits, le dessin précis de ses lèvres et la douceur veloutée de son visage profitent d’un niveau de détail remarquable en UHD. Les robes qu’elle porte dans la première partie exhalent un charme et une élégance si puissants qu’il serait difficile, même pour un génie des mathématiques, de ne pas s’y laisser prendre. La structure du grain, garante de l'identité 35mm du film, reste quant à elle préservée et fine sur la majeure partie du métrage.

En matière d’étalonnage des couleurs, l’élimination de la fâcheuse teinte magenta qui polluait l’ancienne présentation saute immédiatement aux yeux. Les hautes lumières récupèrent de précieux détails et les images un contraste plus affirmé, permettant ainsi d’obtenir un rendu bien moins plat et incontestablement plus agréable à l’écran. L'appropriation du Wide Color Gamut (WCG) vient ponctuellement sublimer des éléments clés, trouvant notamment un point d'orgue dans l'éclat ravivé du rouge à lèvres d’Alicia. Concernant la gestion de la plage dynamique étendue (HDR), l'approche se veut de nouveau extrêmement conservatrice. Avec une moyenne de pics lumineux mesurée à seulement 109 nits et un maxCLL modeste de 229 nits.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Un Homme d'Exception (2001)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Un Homme d'Exception (2001)

 

Qualité Audio

Pour cette édition 4K Ultra HD Blu-ray, Un Homme d’Exception (2001) bénéficie d’une nouvelle piste en version originale Dolby Atmos. Si ce remixage apporte une certaine aération bienvenue à la partition iconique de James Horner, il peine néanmoins à réinventer l’expérience du film, faute d’audace dans le repositionnement de ses effets. L’équilibre général reste toutefois fidèle aux exigences d’un drame psychologique de cette trempe. L’axe frontal assure une restitution irréprochable des dialogues, permettant à chaque chuchotement furtif et à chaque marmonnement compulsif de John Forbes Nash Jr. de rester parfaitement intelligible. En revanche, l’exploitation des canaux de hauteur révèle ses limites. La spatialisation verticale peine à se déployer : les ambiances environnementales et effets discrets restent solidement ancrés sur les canaux de base. La seule exception — presque anecdotique — se situe à 1h34m33, où un grondement d’orage et le bruissement du vent viennent brièvement animer les objets sonores et investir l’espace vertical. À défaut, c’est essentiellement la musique d'Horner qui mobilise les canaux supérieurs. Cela transparaît dans les exemples concrets qui vous sont restitués en reproduction binaurale dans notre vidéo.

En VO (Dolby Atmos, core TrueHD 7.1, 16-bit, 3103 kbps), l’indicateur de Loudness Range a été mesuré à 21.5 LU. Une VF (internationale) est disponible en DTS 5.1 (768 kbps). Les sous-titres accompagnant cette édition sont en anglais et français.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Un Homme d'Exception (2001)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Un Homme d'Exception (2001)

 
 

Bonus

- Scènes coupées
- Un partenariat magnifique : Ron Howard & Brian Grazer
- Au cœur d'Un Homme d'Exception
- Développement du scénario
- Rencontre avec John Nash
- Remise du prix Nobel d'économie
- Le casting de Russell Crowe & Jennifer Connelly
- Le processus de vieillissement (maquillage)
- Création des effets spéciaux
- Composition de la musique du film
- Commentaires audio du réalisateur Ron Howard et du scénariste Akiva Goldsman

Conclusion

Cette édition marque un bond qualitatif indéniable sur le plan visuel. Si le nouveau mixage Atmos fait preuve d’une certaine retenue, il offre néanmoins une respiration salutaire à la partition habitée du regretté James Horner. Avec VF et STFR, import doublement à considérer...