Test 4K Ultra HD Blu-ray : Rosemary's Baby (1968)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme, enceinte, s’installent dans un vieil immeuble new-yorkais considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d’Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s’en inquiète…

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Le classique intemporel de Roman Polanski, Rosemary's Baby (1968), marque son 55ème anniversaire en 2023. Faisant écho à cette célébration, Paramount offre pour la première fois en France une édition 4K Ultra HD Blu-ray du film, s'appuyant sur un master 4K agrémenté d'un nouvel étalonnage couleurs Dolby Vision. Les comparaisons sont tenues avec la précédente édition Blu-ray française de 2013 également signée Paramount.

L'image s'épanouit avec un cadrage plus généreux. Ce dernier dévoile de précieuses parcelles inédites et dans chaque angle. Contrairement à la précédente édition, le film respecte surtout son ratio original de 1.85:1, ce qui se traduit par l'apparition de fines bandes-noires horizontales. On vous conseille de tempérer votre jugement durant le générique d’ouverture, où des artefacts de type macro-blocs rendent l'image malheureusement confuse, donnant le ton à une anxiété latente quant à la qualité de la compression vidéo, et nous allons y revenir. Heureusement, passés ces premiers instants laborieux, le transfert se révèle largement plus convaincant, présentant une amélioration sensible de la définition en harmonie avec l’esthétique douce et soyeuse du film. Ce transfert ne transforme pas l'oeuvre originale de 1968 de manière radicale, mais il propose une mise à niveau élégante, embellissant les superbes plans rapprochés (le visage doux de Rosemary) et les nombreuses scènes tournées à l'intérieur de l'appartement avec les voisins excentriques. Petit bémol sur la gestion de la compression vidéo tout de même. Car elle manifeste encore des fluctuations, qui se reflètent dans la respiration du grain 35mm. Les scènes oniriques et rituelles restent perfectibles sur ce terrain, de même que la qualité des ciels en plein jour sur les quelques plans en extérieur. Avec un bitrate plutôt modeste de 55.4 Mbps pour la version Dolby Vision (et encore inférieur pour le Base Layer HDR10), Paramount semble encore avoir des marges de progression dans ce domaine....

La plage dynamique affiche une amélioration significative. Une grande part du film se déroule en intérieur, baigné d'éclairages minutieusement ajustés. Quelques pics lumineux impressionnants et à quatre chiffres sont relevés sur ce titre. L'étalonnage apparaît dans l'ensemble bien plus précis, révélant une plus grande gamme de nuances et rehaussant les tons chair de manière charmante. Quant à l'usage ponctuel du Wide Color Gamut, bien que modéré, il intensifie remarquablement l'éclat des rouges, apportant un relief iconographique supplémentaire à la symbolique narrative du film et aux traces de magie noire (les roses que Guy donne à Rosemary après avoir décroché de manière suspecte un rôle principal, la tenue de Rosemary lors de la soirée du rituel).

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : 
Rosemary's Baby (1968)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Rosemary's Baby (1968)

 

Qualité Audio

Rosemary's Baby (1968) propose une piste audio originale 2.0 mono en Dolby TrueHD (16-bit, 924 kbps), qui répond aux attentes générales pour un film de l'époque. Les dialogues bénéficient d'une excellente qualité sonore et occupent le centre de ce mixage. La remarquable bande originale de style jazz gothique composée par Krzysztof Komeda est judicieusement utilisée sur cette oeuvre, évitant d'être diffusée en continu et à plein volume, et s'octroyant le privilège d'étonner avec quelques notes stridentes stratégiques, qui renforcent ici et là l'atmosphère angoissante du film. La VF reste en Dolby Digital (224 kbps).

 
 

Bonus

- Rosemary’s Baby: A Retrospective
- Mia et Roman
- Bandes-annonces

Conclusion

C'est une oeuvre encore aujourd'hui incroyable. Certes tout n'est pas parfait. Mais, malgré quelques faiblesses affectant encore la compression vidéo, Rosemary's Baby (1968) s'offre certainement sa plus belle présentation disponible sur le marché domestique avec cette édition 4K Ultra HD Blu-ray.