Test 4K Ultra HD Blu-ray : Labyrinthe (1986)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
La jeune Sarah pénètre dans le royaume des Goblins et de leur puissant roi Jareth en vue de retrouver son petit frère qui a été kidnappé. Elle rencontre en chemin toutes sortes de personnages étranges qui l'escortent dans sa recherche, dont un nain très aimable et un ver qui boit du thé.
Test réalisé depuis l’édition 35e anniversaire publiée par Sony Pictures. Le film avait déjà fait l’objet d’une première parution en Ultra HD Blu-ray à l’occasion de son 30e anniversaire dès 2016. Cette seconde édition profite d’un encodage vidéo plus performant ainsi que de l’ajout des métadonnées Dolby Vision. Une ressortie est par ailleurs annoncée en exclusivité Fnac le 20 mai 2026 à l'occasion du 40ème anniversaire du film.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Réalisé par Jim Henson, avec George Lucas à la production exécutive, Labyrinthe (1986) s’impose encore aujourd’hui comme une œuvre de référence dans le domaine des effets spéciaux pratiques, de la marionnette et de la création d’univers imaginaires. La direction de la photographie est signée Alex Thompson, qui a tourné l'intégralité de l'œuvre sur pellicule 35 mm. Pour capturer l'ampleur des décors massifs et l'aspect surréaliste du monde des gobelins, la production a mobilisé des caméras Arriflex 35 BL3 associées à des optiques anamorphiques. La fondation de cette édition 4K Ultra HD Blu-ray (qu'il s'agisse de l'édition 30ème anniversaire de 2016 ou de celle du 35ème anniversaire de 2021) repose sur le même scan des négatifs originaux. Sur la plus récente édition Sony Pictures, le film est proposé en 2160p à partir d’un master 4K, en respectant scrupuleusement le ratio d’origine 2.39:1. L’étalonnage HDR s’accompagne ici de métadonnées Dolby Vision (profil DV‑MEL sous 10 bits).
Face à la première génération Blu-ray Disc, le gain en définition reste immédiatement perceptible, fournissant d'énormes quantités de détails jusqu'alors imperceptibles à l’écran. Cette résolution améliorée s'avère extrêmement payante lors de l'analyse du travail minutieux de développement des créatures. Le piqué se montre d'une précision plus aboutie : le tissage fibreux des costumes, la rugosité de la pierre constituant les murs du labyrinthe, ou encore la boue marécageuse du Marais de la Puanteur bénéficient d'une restitution acérée. Il en va de même pour les micro-détails, tels que les follicules individuels de la fourrure des différentes marionnettes et créatures animatroniques massives. Les textures humaines révèlent une clarté tout aussi frappante : le visage angélique de la jeune Jennifer Connelly, comme le maquillage très élaboré du Roi des Gobelins (David Bowie), apparaissent joliment définies. Loin de tout lissage numérique, la structure du grain a été laissée complètement intacte, présentant une forte densité. Ce grain argentique reste épais, mais conserve une belle respiration. L'encodage vidéo encaisse l'ensemble sans broncher, soutenu par un bitrate HEVC robuste mesuré à une moyenne de 71 Mbps. Sur ce terrain compressif, l’édition 35ème anniversaire apportait un plus indéniable face au premier disque UHD de 2016.
S'agissant de l'étalonnage HDR, il est très représentatif des tendances initiales de Sony Pictures lors des premiers jours de l'introduction du format UHD sur le marché. L'approche se veut musclée, avec une plage dynamique mobilisée très étendue et des valeurs d’intensité lumineuse poussées de manière sportive. Nos mesures confirment cette ardeur avec une moyenne des pics lumineux atteignant un étonnant 1875 nits. On citera volontiers l'éclat quasi surnaturel des sphères de cristal manipulées avec dextérité par Jareth : en HDR, les reflets spéculaires crèvent littéralement l'écran avec une brillance hypnotique. Ces ardeurs lumineuses se manifestent aussi avec une redoutable efficacité sur les lames rotatives des engins "Nettoyeurs" dans les tunnels étroits du labyrinthe, ou encore à travers les jeux d'éclairage complexes du numéro musical "Magic Dance". Dans un contexte où l'étape de tone-mapping reste essentielle, l'apport du Dolby Vision reste un atout bienvenu.
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Qualité Audio
Sur l’ensemble des éditions 4K Ultra HD Blu-ray (2016, 2021), la piste audio principale de Labyrinthe repose sur un même mixage Dolby Atmos adossé à un noyau sans perte Dolby TrueHD 7.1 (4730 kbps). Si l’atmosphère volontairement claustrophobe du film de 1986 demeure parfaitement préservée, la spatialisation gagne sensiblement en ampleur et en relief. Les canaux de hauteur ne sont jamais sollicités de manière ostentatoire ; toutefois, lorsqu’ils entrent en action, leur contribution s’avère particulièrement marquante. Dès la tempête inaugurale, les éclats de tonnerre grondent au-dessus du spectateur avec un réalisme saisissant. Plus tard, les lourdes portes des oubliettes se referment dans un claquement terrifiant semblant provenir directement du plafond, tandis que, lors du final, la voix de Jareth se déploie dans l’espace avec une ampleur telle que la pièce d’écoute paraît se métamorphoser en vaste caverne. On relèvera également une utilisation très convaincante des canaux verticaux à mi-parcours du récit, lorsque l’imposant Ludo invoque l’aide de ses « amis minéraux » dans un puissant mugissement. Quelques exemples concrets vous sont présentés en reproduction binaurale dans notre traditionnelle vidéo.
La piste française demeure proposée en DTS‑HD Master Audio 5.1 (débit moyen : 2 270 kb/s, encodage 16 bits), tandis que la version originale conserve ses mixages antérieurs en 5.1 et 2.0 (DTS‑HD Master Audio). À noter qu’en VO Dolby Atmos, la valeur de Loudness Range a été mesurée à 17,1 LU.
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Bonus
- Oubliette : scènes perdues et alternatives inédites commentées par Brian Henson
- Les auditions de Sarah : collection de rares essais originaux pour le rôle de Sarah
- Commentaire audio de Brian Froud
- Réagencer le temps : un retour en arrière sur Labyrinth
- L’héritage Henson : hommage à l’empreinte laissée par Jim Henson
- Souvenirs du roi des Gobelins : souvenirs de David Bowie avec Jennifer Connelly, Brian Henson et Cheryl Henson
- L’anniversaire de Labyrinth : questions/réponses animées par Adam Savage, avec Brian Henson, David Goelz, Karen Prell et Sharl Weiser
- À l’intérieur du labyrinthe : making of
- Voyage à travers le labyrinthe : le royaume des personnages
- Voyage à travers le labyrinthe : la quête de Goblin City
- Piste Picture in Picture : Les raconteurs
- Bande-annonce originale
Conclusion
Au fil des sorties, Labyrinthe (1986) n’a cessé de s’affiner en Ultra HD. Le master 4K initié en 2016 demeure la base de ces différentes éditions, toujours accompagné d’un étalonnage HDR extrêmement lumineux. L’intégration de métadonnées Dolby Vision apporte ici un supplément de précision bienvenu. Soutenue par un encodage particulièrement solide — probablement le plus abouti à ce jour pour cette édition 35e anniversaire — cette présentation confirme la belle tenue du film dans le format Ultra HD. Reste désormais à attendre l’édition française (exclu Fnac) attendue pour le 20 mai, dont les prestations techniques sont pressenties comme équivalentes.



