Test 4K Ultra HD Blu-ray : They Will Kill You (2026)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
À la recherche d'un nouveau départ, Asia accepte un emploi de gouvernante dans The Virgil, un imposant immeuble new-yorkais au luxe aussi fascinant qu'inquiétant. Très vite, elle découvre que les lieux cachent un sombre secret : les résidents appartiennent à une mystérieuse secte démoniaque, et les nombreuses disparitions qui entourent le bâtiment sont loin d'être le fruit du hasard. Piégée au cœur de cet enfer labyrinthique, la jeune femme n'a désormais qu'un objectif : survivre à une nuit où chaque étage recèle de nouveaux dangers et où elle est devenue la prochaine cible d'un rituel sanglant. Entre horreur, humour noir et action débridée, They Will Kill You multiplie les affrontements dans un huis clos aussi brutal que spectaculaire.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Après avoir semé un beau chaos sanglant avec ses précédents films, Kirill Sokolov revient en force avec They Will Kill You (2026). Un objet hybride, à mi-chemin entre horreur, comédie noire et action décomplexée, porté par la photographie d’Isaac Bauman. Tourné en Arri Alexa 35 avec des optiques grand format Panavision VA, le film a bénéficié d’un master intermédiaire 4K avant de débarquer en Ultra HD Blu-ray chez Warner. On y retrouve une image en 2160p au ratio inhabituel de 2.20:1, compressée en HEVC et enrichie de métadonnées Dolby Vision (profil DV-MEL, 10 bits).
Visuellement, le film assume son héritage exploitation et giallo. Dès les premiers plans à l’intérieur de ce gratte-ciel new-yorkais inquiétant, le parti pris est clair : on est très loin d'une image clinique et aseptisée. Un grain (probablement ajouté en post-production) apporte une vraie texture cinéma, sans jamais basculer dans l’excès. Il est restitué avec beaucoup de fermeté et avec une supériorité dans la restitution accordée à la version UHD. Le piqué est précis. Même très affuté. En revanche, sur le registre de la définition pure, le gain par rapport au Blu-ray 1080p reste assez discret. La finesse des traits, la trame des tissus ou le découpage des arrière-plans restent assez proches, sans véritable fossé entre les supports.
L’étalonnage HDR épouse les intentions du directeur de la photographie, qui jongle entre atmosphères colorées, ténébreuses et fulgurances meurtrières. Les intérieurs du bâtiment baignent dans des teintes oppressantes, ambrées, très incarnées. Et dès que le chaos s’invite, la couleur s’embrase : rouge carmin du sang, pourpres des rituels occultes, éclats ambrés des éclairages de fortune… tout jaillit avec une saturation amplifiée. Et c’est surtout sur les effusions de sang que l'étalonnage se libère le plus en mobilisant de façon prononcée l'étendue supérieur du Wide Gamut. En HDR, les intensités lumineuses restent globalement sages (moyenne de pics à 176 nits), mais les flammes lors des affrontements, les éclairages pratiques et les luminaires de l’hôtel restent objectivement rehaussées. Juste ce qu’il faut pour que le carnage respire davantage...
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Qualité Audio
L’édition 4K Ultra HD Blu-ray de They Will Kill You (2026) arrive avec une piste originale Dolby Atmos (core TrueHD, 3303 kbps) qui n’y va pas de main morte, parfaitement dans l’esprit du délire sanglant et survolté de Kirill Sokolov. Dès les premières minutes, le décor est posé : ça va être brutal, chaotique et viscéral. Le canal LFE est d'ailleurs solidement engagé. Le mixage a un but clair : nous coller au plus près de Virgil et de son culte satanique, aux côtés d’une Zazie qui lutte pour s’en sortir. Les effets surround sont réguliers. Chaque affrontement macabre, chaque coup de feu, chaque giclure de sang joue à fond avec l’espace d’écoute, dans une frénésie qui colle à la mise en scène nerveuse du réalisateur. On aurait aimé par contre que la bulle tridimensionnelle soit exploitée à 100 %, car les canaux de hauteur restent un peu en retrait. L’exemple le plus net arrive dès les premiers plans près du supermarché : la pluie tombe fort, on l’entend parfaitement, mais elle n'active en réalité aucune enceinte du plafond, et reste coincée dans le zone multicanal de base.
L’axe vertical n’est pas absent pour autant. Il sert surtout la bande originale et la musique (parfois diégétique), qui s’étendent au-dessus de la tête. Le vrai frisson Atmos, on le ressent dans les moments de tension surnaturelle : les voix d’outre-tombe et les échos angoissants des conduits d'aération qui s’emparent du plafond. Ils créent un dôme sonore désorientant qui renforce bien le sentiment d’être coincé et menacé de toutes parts. Quelques passages marquants vous sont proposés en binaural dans notre vidéo jointe. La VF reste en Dolby Digital 5.1 (640 kbps).
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Bonus
- Les Attaques d'Asia Reaves
- La Réalisation de They Will Kill You
- Développement du Virgil
- Création d'un carnage
Conclusion
Sans révolutionner le genre, They Will Kill You (2026) demeure un divertissement d'action généreux, porté par une mise en scène nerveuse et une identité visuelle qui ne manque pas de personnalité. Côté édition, Warner livre une prestation sans fausse note. Si l'apport du HDR reste relativement mesuré et que le gain en définition se montre plus discret qu'espéré, l'ensemble n'en demeure pas moins très solide.



