Test 4K Ultra HD Blu-ray : Fast and Furious (2001) - 25ème anniversaire
Publié le par la Rédaction
Synopsis
La nuit tombée, Dominic Toretto règne sur les rues de Los Angeles à la tête d'une équipe de fidèles qui partagent son goût du risque, sa passion de la vitesse et son culte des voitures de sport lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains d'une rare violence. Ses journées sont consacrées à bricoler et à relooker des modèles haut de gamme, à les rendre toujours plus performants et plus voyants, à organiser des joutes illicites où de nombreux candidats s'affrontent sans merci sous le regard énamouré de leurs groupies. A la suite de plusieurs attaques de camions, la police de L.A. décide d'enquêter sur le milieu des street racers. Brian, un jeune policier, est chargé d'inflitrer la bande de Toretto, qui figure, avec celle de son rival Johnny Tran, au premier rang des suspects.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Vingt-cinq ans avant de devenir la machine à cash la plus démesurée d’Hollywood, Fast and Furious (2001) de Rob Cohen n’était qu’un polar d’été calé sur les runs clandestins de Los Angeles. Pour coller à cette collision entre pneus qui fument et néons de parking, Ericson Core, le directeur de la photographie, a tourné en 35 mm, Panaflex Millennium et optiques anamorphiques. Une première édition UHD est sortie en 2018, à partir d’un master restauré en 4K et d’un HDR sans Dolby Vision. Pour les 25 ans, le Steelbook 2026 reprend ces mêmes bases — pas de nouveau scan — mais ajoute trois choses : une compression HEVC retravaillée, du Dolby Vision (DV-FEL 12-bit) et un remix Atmos de la VO.
Face au Blu-ray du début des années 2010, les deux éditions UHD remettent clairement les compteurs à zéro. Le piqué monte d’un cran, surtout en gros plan : sueur sur Dom, débardeurs usés, tatouages, bitume autour de Dodger Stadium. Plus net, plus présent. Le grain 35 mm reprend de la finesse et de la tenue. La nuit et les plans truqués (les plongées dans les blocs sous protoxyde) épaississent un peu la structure, comme il en était auparavant. En 2018, la compression HEVC tenait déjà le rythme. La version 2026 va un peu plus loin : bitrate moyen légèrement supérieur (+11 Mbps de moyenne), grain un cran plus ferme. L’écart existe, mais il reste très mince malgré tout.
Même constat en HDR. L’étalonnage n’a pas été fondamentalement repris pour ce 25ème anniversaire. Face au disque UHD de 2018, le flux Dolby Vision (DV-FEL) étire toutefois l'étendue de la plage dynamique — environ +19 cd/m² en Average Peak Luminance sur l’ensemble du métrage et un maxCLL supérieur. Mesurable, donc. À l’œil, l’apport reste marginal : on est toujours sur les mêmes propositions globales qu’en 2018. Dans les deux cas, le HDR reste musclé sur les intensités (moyenne de pics de 620 nits). Hautes lumières audacieuses, néons sous châssis, phares de bolides, réverbères, flammes aux pots. Ça pète sans cramer les hautes lumières. Le gamut étendu fait le reste. Vert pomme de l’Eclipse de Brian, orange de la Supra, rouge de la RX-7 : la palette sort clairement du REC.709 et en de très nombreuses occasions. Les noirs se débouchent, et on lit les habitacles cuir et ce qu’il y a sous le capot. Les carnations, trop rosées/magenta sur l’ancien master, retrouvent une justesse toute californienne.
Donc rien de révolutionnaire face à l’édition UHD de 2018. L’édition 25e anniversaire tient juste un peu mieux la route — HEVC plus ferme, métadonnées DV pour le tone mapping. Le grand écart avec le Blu-ray d’origine, lui, n’a pas bougé.
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Qualité Audio
La VF ne change pas : DTS 5.1. La remise à niveau, c’est la VO qui troque le DTS:X pour du Dolby Atmos (3495 kbps). Sur le plan horizontal et multicanal traditionnel, la spatialisation tient admirablement la trajectoire. Les bolides traversent la scène sonore avec une directivité et un tranchant toujours remarquables : passages de rapports secs, rugissements métalliques qui balaient l’avant-plan et dérives de pneus qui glissent avec une belle fluidité d’avant en arrière sur les canaux surround. L'agressivité mécanique est au rendez-vous, soutenue par un registre grave toujours d'une belle générosité, qui apporte un poids physique indéniable aux vrombissements des V8 comme aux montées en régime stridentes des quatre-cylindres japonais. Le canal central conserve une parfaite intelligibilité sur les dialogues, même au cœur du chaos des rodéos urbains.
En revanche, l’exploitation de l’axe vertical laisse un sentiment d’inachevé et pointe du doigt un certain nombre d'opportunités manquées. Sur cette piste, les canaux de hauteur sont en grande majorité monopolisés par la bande originale — qu’il s’agisse de la partition instrumentale ou des morceaux hip-hop/nu metal d'époque, diffusés de manière diégétique lors des rassemblements comme de façon purement illustrative lors des courses. La musique y trouve certes une belle aération et une présence aérienne constante, mais cela se fait trop souvent au détriment des effets sonores purs. Quelques rares ambiances et touches discrètes parviennent à émerger, mais le mixage oublie régulièrement d'envoyer vers le plafond les hélicoptères, les résonances sous les ponts ou le souffle des passages à niveau lors des poursuites les plus frénétiques. Quelques exceptions tout de même : le générique d’entrée, et l’entame de la première course avec le sifflement strident de l'injection de NOS qui s’approprie les enceintes du plafond avec éloquence. Cinq extraits vous sont proposés en reproduction binaurale dans notre vidéo pour illustrer tous nos dires.
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Bonus
- Riding A Legacy : Les 25 ans de Fast (inédit)
- Bonus de la précédente édition (Making-of, scènes coupées, Fin alternative, commentaires audio…)
- Disque Blu-ray
Conclusion
On achète ce Steelbook 25ème anniversaire en connaissance de cause. Il n’y a pas de nouveau scan, pas de réétalonnage de fond : on reprend les bases de 2018. Ce qui bouge vraiment, c’est la compression HEVC, un peu plus ferme, et le Dolby Vision, qui donne un peu plus d’allonge lumineuse et qui a une utilité pour le mappage de tons. L’écart avec le vieux Blu-ray des années 2010 reste large, ça n’a pas changé.
C’est donc la version la plus propre à ce jour — Steelbook compris. Mais le disque de 2018 fait encore très bien le job.





