Test 4K Ultra HD Blu-ray : Timecop (1994)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Un procédé permettant de voyager dans le temps a été découvert. Depuis sa mise en place, des truands en profitent pour s'enrichir en modifiant le passé. La TEC, une brigade spéciale, a été créée pour surveiller les voyages temporels et tenter d'empêcher ces dérives. Elle est placée sous l'autorité du sénateur McComb.

 

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Fait relativement rare à Hollywood, le réalisateur Peter Hyams endosse la double casquette en assumant lui-même le rôle de directeur de la photographie sur Timecop (1994). Sa philosophie visuelle s'est articulée autour de l'utilisation de caméras 35 mm Panavision Panaflex, couplées à des objectifs anamorphiques de la série E. Oubliez l'ancienne édition Blu-ray (import) signée Warner et son encodage VC-1 d'un autre temps : cette édition 4K Ultra HD Blu-ray, sous la houlette d'ESC Éditions, s'appuie sur un master restauré en 4K, fruit d'un récent scan des négatifs 35 mm originaux. L'œuvre nous est restituée sur un disque BD-66, avec une présentation en 2160p respectant le ratio 2.35:1. Le tout est sublimé par un étalonnage HDR intégrant les métadonnées Dolby Vision (profil DV-MEL, sous 10-bit).

L'apport de ce nouveau scan se fait immédiatement ressentir, marquant une avancée considérable par rapport au précédent disque. Sur le registre de la définition, le bond en avant est indiscutable et s'observe en quasi toute circonstance. Le niveau de détail s'exprime avec une finesse redoutable : des pores de la peau de Jean-Claude Van Damme et de ses agresseurs, à la texture délicate des costumes, en passant par la complexité de la scénographie urbaine — comme les vastes décors du centre commercial. L'encodage HEVC, d'une très haute tenue, s'appuie sur un bitrate particulièrement solide affichant une moyenne généreuse de 81 Mbps. Il soutient avec brio un grain argentique 35 mm fin et organique, qui respire à l'écran avec authenticité. Seul bémol inhérent à cette précision clinique : les effets spéciaux supervisés par Greg McMurry, combinant techniques d'impression optique traditionnelles et compositions numériques précoces, accusent le poids des années. Quelques rares poussières pellicules subsistent ponctuellement, à l'instar du plan de la Maison-Blanche à 04:24.

Le travail d'étalonnage HDR transfigure littéralement l'expérience visuelle. Il opère un redoutable travail de débouchage dans les zones d'ombre, qui respirent infiniment mieux qu'autrefois, tout en récupérant de précieuses informations dans les hautes lumières. L'image gagne en nuances sur les écrans futuristes, les fenêtres à contre-jour (les fameuses scènes de Wall Street en 1929), ou encore sur la finesse des étincelles (notamment lors de la mémorable séquence de JCVD en sous-vêtements). S'appuyant sur une plage dynamique ample, les pics lumineux s'aventurent régulièrement à proximité de la barre symbolique des 1000 nits, conférant aux reflets spéculaires une vivacité plus percutante. Les reflets miroitants sur les flaques d'eau de la séquence d'ouverture pluvieuse en 1863, ou l'éclat perçant des phares des véhicules futuristes de 2004, bénéficient d'une intensité accrue qui dynamise l'ensemble du long-métrage. La moyenne des pics lumineux a été mesurée à 463 nits.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Timecop (1994)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Timecop (1994)

 

Qualité Audio

Notre préférence revient sans hésitation au mixage VO 2.0 (DTS-HD Master Audio, 1739 kbps), dont la cohérence l'emporte largement sur une version 5.1 au rendu quelque peu bruyant et synthétique. En 5.1, le grief principal porte sur le traitement des canaux surround. Les éléments d'ambiance — cliquetis incessant des téléphones au TEC, averse drue précédant la séquence du braquage initial — y sont projetés avec une réelle vigueur, et l'auditeur se trouve effectivement enveloppé. Reste que cette enveloppe procède d'un trop-plein indifférencié plutôt que d'un véritable travail de séparation. Les voies surround se bornent bien souvent à dupliquer, à la manière d'un écho temporel, le signal des canaux frontaux. Peu de séparation perceptible, peu d'effet discret à proprement parler, et peu de trajectoire propre.

VO et VF sont restituées en DTS-HD Master Audio 5.1 (16-bit, 2323 kbps & 2068 kbps). En VO 5.1, la valeur de Loudness Range a été mesurée à 20.9 LU.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Timecop (1994)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Timecop (1994)

 
 

Bonus

Sachez que le disque 4K UHD ne contient que l'unique bande-annonce restaurée.
Les bonus sont à retrouver sur le disque Blu-ray :

- Van Damme : le poing sur sa carrière
- Entretien croisé entre David Da Silva et Arthur Cauras
- Retour sur la carrière de Peter Hyams par Alexandre Jousse

Conclusion

Grâce à un nouveau scan, au HDR, à une définition accrue et à un encodage vidéo particulièrement soigné, cette édition offre une redécouverte remarquable de Timecop (1994), dans une présentation à la hauteur de son statut culte. À noter l’absence de suppléments — hormis la bande-annonce — pour les acquéreurs de l’édition simple disque UHD prévue en juillet.