Test 4K Ultra HD Blu-ray : Five Nights at Freddy's 2 (2025)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
Alors que Mike Schmidt tente de reconstruire une vie paisible avec sa petite sœur Abby, loin des horreurs vécues à Freddy Fazbear’s Pizza Place, une nouvelle menace émerge de l'ombre. Les animatroniques d'origine sont peut-être hors d'état, détruits dans les décombres de la pizzeria, mais ailleurs, dans un lieu encore plus sinistre, une autre génération de machines meurtrières rôde toujours, sous le contrôle d'un mystérieux nouveau personnage. Tandis que Mike s'efforce de tourner la page, un visage du passé — que tous croyaient mort — refait surface…
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Dans la droite lignée du premier volet sorti en 2023, le directeur de la photographie Lyn Moncrief a de nouveau jeté son dévolu sur la caméra numérique grand format ARRI Alexa 65. La caméra au capteur 6.5K a été associée à un assortiment d’optiques signé ARRI, mêlant les séries Prime DNA, Vintage 765 et HEROES. Restituant fidèlement la vision de la réalisatrice Emma Tammi, le film est présenté sur cette édition Universal au ratio 2.00:1. Issu d’un master 4K, le long-métrage est proposé sur un disque BD-100 en 2160p, avec une compression HEVC et un étalonnage HDR enrichi par des métadonnées Dolby Vision (profil DV-FEL, 12-bit).
L’un des fondements artistiques majeurs de cette production réside dans son attachement aux effets pratiques et dans son hommage assumé à l’esthétique des années 80. La précision chirurgicale de l’Alexa 65 magnifie le travail minutieux apporté aux animatroniques, notamment les déclinaisons “Toy” — Toy Chica, Toy Freddy ou encore la troublante "Marionnette". Le piqué impressionne par son acuité constante, restituant avec une finesse remarquable les textures : traits des visages horrifiés, condensation sur les surfaces plastiques ou micro-détails des articulations métalliques. Dépourvue de grain artificiel en post-production, l’image affiche une propreté exemplaire, soutenue par une gestion du bruit particulièrement maîtrisée dans les basses lumières. Si l’édition Blu-ray 1080p se distingue déjà par la qualité de sa source, cette version Ultra HD franchit un cap supplémentaire. Elle se démarque par une fenêtre de scan légèrement élargie et une lisibilité accrue des détails fins, qu’il s’agisse des nombreux écriteaux disséminés dans les différents environnements (restaurant, salle de classe) ou des petits éléments de décor en arrière-plan.
L’étalonnage HDR s’impose comme un outil de choix pour sculpter l’atmosphère lourde et oppressante du film. Le niveau de luminance moyen reste volontairement contenu, la majorité des séquences évoluant dans une pénombre dense, voire dans une obscurité quasi totale. En revanche, avec des pics lumineux régulièrement supérieurs à 300 nits, les sources lumineuses ponctuelles gagnent en intensité et captent immédiatement le regard : phares déchirant la nuit, étincelles de courts-circuits, éclats crus des néons et des yeux maléfiques des animatroniques.
Enfin, le Wide Color Gamut est mobilisé avec cohérence pour accentuer les complémentaires teal/cyan et renforcer l’hommage à la culture pop des années 80, perceptible dès les premières scènes. Les couleurs primaires s’expriment avec une intensité marquée : rouges saturés des bornes d’arcade, jaunes fluorescents et bleus électriques dominent l’espace visuel. À l’inverse, lorsque le récit s’extrait de ces décors fantasmés pour suivre le quotidien de Mike, la palette se fait plus mesurée. Le monde réel adopte des tonalités terreuses, neutres et sobres, tout en étant subtilement baignées d’une mélancolie diffuse.
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Qualité Audio
La piste Dolby Atmos de Five Nights at Freddy's 2 (2025) ne se contente pas d’accompagner l’image : elle joue clairement avec le spectateur. Fidèle à l’esprit de la “mascot horror”, elle s’amuse à brouiller les repères et à transformer l’espace d’écoute en un véritable terrain de jeu… pas toujours très rassurant. Lors des séquences de fouille, la scène sonore se resserre nettement. Les lieux abandonnés, les couloirs de service et les salles de jeux hantées deviennent autant de pièces d’un même labyrinthe anxiogène. Les canaux surround et arrière s’activent, laissant surgir des petits bruits inquiétants — grincements, pas discrets, roulements mécaniques — placés toujours très subtilement. Difficile de savoir d’où ça vient, et c’est bien là tout le plaisir : on reste constamment sur le qui-vive. En Atmos, les canaux de hauteur ne sont pas en reste. Ils interviennent régulièrement, surtout dans les moments de tension, avec des sons qui semblent réellement provenir au-dessus du point d’écoute, là où se logent parfois les fameuses mécaniques meurtrières (voir nos 5 extraits sélectionnés en vidéo). Sans trop en faire, ils ajoutent une vraie dimension supplémentaire et participent pleinement aux scènes d’effroi et de jump scares. La VF est à retrouver quant à elle en Dolby Digital Plus 7.1.
La VO est disponible en Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 16-bit, 3593 kbps) avec une valeur de Loudness Range mesurée à 20.5 LU.
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Bonus
- Employés du mois : Le casting
- Donner vie à Freddy et ses amis
- Le chaos de Mangle
- Nerfs d'acier : passer du temps avec La Marionnette
- Surcharge sensorielle : exploration des décors
Conclusion
Sans bouleverser les codes de la franchise, Five Nights at Freddy's 2 (2025) poursuit l’expansion de son univers et consolide une mythologie désormais bien installée. Sur le plan technique, l’édition 4K Ultra HD Blu-ray propose des prestations très solides, difficiles à prendre en défaut.



