Test 4K Ultra HD Blu-ray : Running Man (2025)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
Dans un futur dystopique, Ben Richards s’engage dans un jeu télévisé mortel pour gagner assez d’argent pour soigner sa fille malade. La règle est simple : pourchassé par des «hunters» et la population elle-même, il doit survivre 30 jours en cavale, chaque jour rapportant des gains à sa famille.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Porté par une vision dystopique où l’omniprésence médiatique impose ses codes, Running Man (2025) du réalisateur Edgar Wright construit son identité visuelle autour d’une multiplicité de points de vue : celui des instances dominantes, des dispositifs de surveillance et d’un public avide de violence. Afin de traduire cette diversité, le directeur de la photographie Chung-hoon Chung déploie un dispositif de captation volontairement hétérogène. Si l’ARRI Alexa 35 associée aux optiques anamorphiques Hawk 74 Vintage constitue l’ossature principale, le tournage intègre également des Sony FX3 pour les prises de vues aériennes, ainsi que des Osmo Pocket 3 (DJI) afin de simuler les flux télévisés en direct. Édité en France par Paramount, le film est proposé sur un disque BD-100, respectant le format Cinémascope 2.39:1, avec une présentation en 2160p compatible HDR10 et Dolby Vision (profil DV-FEL sous 12 bits).
Bien que captée en numérique, l’œuvre revendique un parti pris esthétique affirmé. Chung s’attache à insuffler une texture d’inspiration analogique particulièrement perceptible. Sur cette édition UHD, le rendu reste toujours très convaincant. Mais dès les premières séquences, illustrant le quotidien précaire de Ben Richards, un grain volontairement rugueux — ajouté en postproduction — unifie les différentes sources d’image tout en instaurant une sensation d’inconfort bien tangible. En UHD, la définition se distingue subtilement par une précision notable sur les gros plans, révélant la sueur, les impuretés et la pilosité d’un Glen Powell en constante lutte pour sa survie. Et lorsque le récit se déploie au sein de l’arène de la chaîne « Free-Vee », la complexité géométrique des plateaux ainsi que les micro-détails des costumes des Runners bénéficient d’une lisibilité exemplaire. L’ensemble est soutenu par une compression maîtrisée, caractérisée par un débit stable (63.4 Mbps avec surcouche FEL).
L’étalonnage HDR accompagne étroitement la narration en s’appuyant sur une dualité marquée. L’introduction privilégie une esthétique froide et institutionnelle : des tonalités désaturées, dominées par des gris béton et des nuances bleutées, traduisent efficacement l’emprise du Network. L’apport du HDR permet toutefois aux éclairages néon et aux panneaux holographiques de s’exprimer avec une intensité accrue, perforant littéralement l’image. L’exploitation du Wide Color Gamut se révèle déterminante tout au long du métrage, en particulier dans la restitution de rouges particulièrement saturés et lumineux. La dynamique globale affiche une amplitude notable, notamment lors des séquences de télé-réalité, où la multiplication des sources lumineuses, des effets stroboscopiques et des interfaces du jeu télévisé exploite pleinement les capacités du format. Les pics de luminosité atteignent régulièrement des valeurs comprises entre 300 et 400 nits, pour une moyenne mesurée à 192 nits.
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Qualité Audio
Fidèle à la signature d’Edgar Wright, l’architecture sonore de Running Man (2025) se déploie comme une véritable chorégraphie acoustique, rythmée avec une précision quasi métronomique. Sur le plan technique, l’édition se distingue par la présence de pistes Dolby Atmos reposant sur un noyau sans perte Dolby TrueHD 7.1, disponibles aussi bien en version originale qu’en version française. Les équipes sonores exploitent pleinement l’espace tridimensionnel avec une intensité remarquable, donnant naissance à un mixage dense et engagé. Les scènes frontale et latérale sont continuellement animées par une profusion d’effets : clameurs oppressantes du public, éclats de verre, impacts balistiques, chutes de débris ou encore crissements de pneus. Cette richesse directionnelle place régulièrement le spectateur au cœur de l’action, pris dans un environnement sonore en perpétuel mouvement. L’ensemble se distingue par une spatialisation précise et une gestion rigoureuse des déplacements d’objets.
En Atmos, la traque se vit aussi dans les airs. Les drones de surveillance en vol stationnaire ainsi que les passages d’hélicoptères sont fréquemment positionnés au-dessus du point d’écoute, renforçant la sensation de surveillance. Une séquence de poursuite à grande vitesse impliquant le personnage d’Elton illustre parfaitement cette maîtrise, avec une restitution du survol d’un réalisme saisissant. Le canal de basses (LFE) vient soutenir l’ensemble avec une assise convaincante, notamment lors des impacts et des déflagrations. Quelques extraits bien choisis vous attendent en reproduction binaurale dans notre vidéo jointe, l’occasion de visualiser les multiples clusters d’objets en mouvement.
Sur le plan des spécifications, les pistes VO et VF sont encodées en Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 16 bits) avec des débits respectifs de 3556 kb/s et 3652 kb/s. En version originale, la valeur de Loudness Range a été mesurée à 19.0 LU, suggérant une adaptation de la dynamique aux contraintes d’écoute en environnement domestique.
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Bonus
- Commentaire audio de Edgar Wright, Glen Powell et Michael Bacall
- La Traque commence
- Les chasseurs et les proies : à la rencontre du casting
- Bienvenue dans Running Man : Concevoir l’univers
- Survivre au jeu : Tourner Running Man
- Pubs Running Man
- L’émission
- Les Runners
- Autre émissions de Network
- L’Apôtre
- Compilation de Cascades
- Tests de coiffure, maquillage et costume
- Scènes coupées et versions longues
- Bandes-annonces
Conclusion
Sans chercher à rivaliser frontalement avec la version portée par Arnold Schwarzenegger en 1987, cette relecture de The Running Man s’inscrit dans une approche distincte, davantage fidèle à la nouvelle de Stephen King. Sur le plan technique, cette édition UHD se montre particulièrement solide, portée par une présentation Dolby Vision convaincante et une section Dolby Atmos immersive.



