Test 4K Ultra HD Blu-ray : Tron Ares (2025)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
L'étonnante aventure d'un programme hautement sophistiqué du nom de Ares, envoyé du monde numérique au monde réel pour une mission dangereuse qui marquera la première rencontre de l'humanité avec des êtres dotés d'une intelligence artificielle.
Test réalisé à partir de l’édition (import US), incluant une piste VFQ en Dolby Digital Plus 7.1 ainsi que des sous-titres français. L’édition française équivalente, attendue pour le 11 février 2026, proposera des caractéristiques techniques identiques et une piste en VFF.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Pour ce troisième volet de la saga, Tron: Ares (2025) orchestre une véritable collision technologique. Sous la houlette de Joachim Rønning, l'image abandonne l'héritage argentique de Tron (1982) pour une captation 100% numérique opérée via la redoutable RED V-Raptor XL 8K Vista Vision. Le directeur de la photographie Jeff Cronenweth façonne ici une identité visuelle hybride, mêlant prises de vues réelles et décors virtuels générés sur murs LED. Finalisé via un master intermédiaire 4K, le film nous parvient sur cette édition importée (Disney) en 2160p, compression HEVC, avec un étalonnage HDR et métadonnées Dolby Vision (profil DV-FEL, sous 12-bit). Un regret technique s'impose d'emblée : le choix du ratio constant 2.39:1, qui nous prive de l'ouverture verticale des séquences IMAX qui constituaient pourtant près de la moitié de l’expérience en salle.
Sur le plan de la définition, nous sommes face à une démonstration de force de la captation numérique moderne. L'image se distingue par une propreté clinique absolue, évacuant toute trace de grain (hormis quelques séquences flashbacks stylisées) pour embrasser une esthétique lisse et hyper-détaillée. Le gain qualitatif face au Blu-ray reste appréciable. La définition 2160p permet d'apprécier la complexité folle des arrière-plans de la "Grille" et surtout la lisibilité des micro-informations : les lignes de code, les données télémétriques des interfaces utilisateur (UI) et les éléments holographiques s'affichent avec un piqué d'une précision chirurgicale. Les gros plans ne sont pas en reste, détaillant plus finement les traits de Jared Leto et autres poils de barbe de Jeff Bridges.
L'étalonnage HDR marque, quant à lui, une rupture chromatique radicale. Fini l'hégémonie des bleus cyans de Tron l'Héritage ; place à l'ère de Dillinger Systems et à ses teintes rouges infernales. L'étalonnage HDR embrasse cette dominante écarlate avec une ferveur rare, exploitant les tréfonds du Wide Color Gamut (ici en BT.2020). Par contre, la lecture des données chiffrées suggère une vraie retenue dans les intensités lumineuses déployées — avec des pics lumineux dont la moyenne ne dépasse pas 224 nits et un MaxCLL modéré. Ceci dit, le ressenti à l'écran relativise cette timidité. Le contraste perçu reste saisissant : chaque source de lumière, qu'il s'agisse des liserés des combinaisons, des néons, des lasers ou des traînées des Lumicycles, jaillit de l'obscurité avec une intensité qui reste électrique. Ce dynamisme offre un détachement des plans bien supérieur à la version SDR. En témoigneront les nombreux shows de laser rouges qui vous apparaîtront sculptés avec une sophistication plus affirmée.
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Qualité Audio
L’édition 4K Ultra HD Blu-ray de Tron: Ares (2025) est proposée avec une piste originale Dolby Atmos reposant sur un core TrueHD 7.1. La spatialisation constitue le principal tour de force de cette version. Le concept de worldizing — soit l’intégration d’éléments sonores numériques au sein d’un environnement acoustique tangible — se traduit ici par des déplacements d’objets Atmos constants, structurés avec une intelligence et une cohérence remarquables. Et vous pourrez le constater brièvement dans nos extraits joints en vidéo avec l’Atmos Viewer. La découpe chirurgicale d’un véhicule de police par un Lumicycle en offre une illustration saisissante, tout comme l’assaut mené par Ares et ses soldats lors de l’opération de piratage d’ENCOM visant le vol de données, une séquence qui investit généreusement l’espace vertical pour une immersion totale. Et l’ensemble repose sur une assise dans les basses fréquences enthousiasmante.
La partition musicale bénéficie quant à elle d’une répartition multicanale exemplaire : guitares saturées et textures synthétiques enveloppent l’auditeur par le biais des canaux surround et de hauteur, préservant ainsi le canal central, où les dialogues conservent une clarté et une intelligibilité constantes. Une piste Atmos pleinement aboutie, parfaitement en adéquation avec les ambitions de ce 3ème volet.
La valeur de Loudness Range a été mesurée à 20.8 LU pour la version originale Dolby Atmos (5405 kbps, sous 24-bit). Cette édition (import USA) bénéficie d’une VFQ Dolby Digital Plus 7.1 (1024 kbps).
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Bonus
- Voyage au cœur de Tron: Ares
- Light Cycles en liberté
- L’art de Tron: Ares
- Échanges avec le casting
- L’héritage de Tron
- Scènes supprimées
Conclusion
L’absence des séquences au format IMAX pourra frustrer les amateurs d’extensions de cadre. Pour autant, Tron: Ares (2025) s’impose comme une édition 4K Ultra HD Blu-ray parfaitement optimisée, tirant pleinement parti d’une captation numérique de pointe (RED V-Raptor XL 8K VistaVision), d’un étalonnage HDR qui donne corps aux architectures lumineuses et aux faisceaux laser du Grid, ainsi que d’une piste Dolby Atmos résolument divertissante.



