Test 4K Ultra HD Blu-ray : Anaconda (1997)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Une équipe de tournage s'aventure sur le fleuve Amazone, au Brésil, pour tourner un documentaire. Tout va bien jusqu'à ce que l'équipage embarque à bord un aventurier du nom de Paul Sarone, chasseur de l'un des plus grands serpents du monde: l'anaconda. Le nouveau passager détourne le bateau vers une région où ces animaux abondent. Ce qu'ils y découvrent n'est pas un serpent ordinaire, mais plutôt un prédateur mortellement dangereux qui semble impossible à vaincre.

 

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Classique du film de monstre des années 90, Anaconda (1997), réalisé par Luis Llosa, demeure un cas d'école fascinant de production transitoire. Sous la direction photo de Bill Butler, l'équipe a dû relever le défi de fusionner un tournage en milieu naturel hostile — le bassin amazonien — avec les infrastructures contrôlées des studios, tout en mariant des animatroniques massifs à des images de synthèse encore balbutiantes. La captation s'est opérée sur pellicule 35mm via des caméras Panavision Panaflex, le tout en format anamorphique. Pour cette édition 4K Ultra HD Blu-ray, Sony Pictures confirme une restauration supervisée depuis un nouveau scan des négatifs originaux. Le film est restitué en 2160p, ratio 2.40:1 respecté, avec la présence des métadonnées Dolby Vision (DV-MEL, sous 10-bit).

Dès l'ouverture, le constat est sans appel : l'ancien master HD paraît définitivement obsolète. Le gain en définition sur cette mouture UHD est saisissant, offrant une cure de jouvence radicale à l'équipage du Flores. La précision du piqué redéfinit la texture même du film : la moiteur de l'environnement tropical se lit désormais sur les visages, où la sueur, la crasse et les pores de peau de Jennifer Lopez ou Jon Voight sont restitués avec une acuité sans précédent. Les décors naturels profitent du même traitement : la végétation luxuriante gagne en netteté et la patine usée du bateau révèle des détails de corrosion et de textures boisées qui n’étaient jusqu'alors que soupçonnés. Si les scènes à CGI de 1997 accusent un rendu logiquement plus mou en 4K, l'intégrité 35mm de l'image est maintenue par une structure de grain fine, organique et parfaitement gérée par la compression HEVC.

Sur le registre de l’étalonnage HDR, le gain qualitatif est tout aussi indéniable. La plage dynamique mobilisée reste agréablement étendue et revitalise l'atmosphère suffocante du film. Les reflets spéculaires, la réverbération du soleil sur l'eau, l'intensité des lampes torches dans la pénombre, ou la brillance de la sueur sur les visages, gagnent en éclat et en réalisme. La moyenne des pics lumineux a été mesurée par nos soins à 336 nits. La palette colorimétrique a été entièrement réajustée pour s'éloigner des teintes ternes des précédentes sorties vidéo. L’exploitation du Wide Color Gamut se montre elle-même pleinement affirmée, notamment sur les verts de la végétation qui attireront votre attention.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Anaconda (1997)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Anaconda (1997)

 

Qualité Audio

Sony Pictures offre une seconde jeunesse à Anaconda (1997) avec un remixage Dolby Atmos en version originale qui transfigure aussi l’expérience. Un remixage qui ouvre grand les vannes pour nous immerger dans la moiteur amazonienne. La scène sonore s'élargit considérablement, construisant un dôme acoustique dense où la faune et la flore semblent reprendre vie tout autour de la position d'écoute. L’apport des canaux de hauteur est indéniable, particulièrement lors des séquences mobilisant des événements climatiques : la pluie torrentielle et le vent qui s'engouffre dans la canopée enveloppent le spectateur avec un réalisme indéniable. La gestion des objets sonores ne déçoit pas. La menace du prédateur est amplifiée par une spatialisation bien pensée : sifflements et mouvements brusques du serpent fendent l’espace, voyageant d’enceinte à enceinte, avec une fluidité bien inquiétante. Le registre grave n'est pas en reste avec un canal LFE qui donne du poids aux impacts contre la coque du navire et une ampleur physique aux déflagrations du final.

En plus de la VF, une seconde piste audio en version originale est déclinée en DTS-HD Master Audio 5.1 (2300 kbps, sous 16-bit). Pour la VO Atmos (5132 kbps, sous 24-bit), la valeur de Loudness Range a été mesurée à 20.8 LU.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Anaconda (1997)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Anaconda (1997)

 
 

Bonus

- Commentaire de Scott Harrison, expert du genre
- Entretien avec le réalisateur Luis Llosa
- Entretien avec le co-scénariste Hans Bauer
- Scènes coupées et en version longue
- Bande-annonce cinéma

Conclusion

Une mise à niveau particulièrement significative, aussi bien du côté de la restauration image que du remixage orienté objets de la version originale. Cette édition s’impose comme une redécouverte aussi convaincante que pleinement justifiée.