Test 4K Ultra HD Blu-ray : Halloween (2018)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Laurie Strode est de retour pour un affrontement final avec Michael Myers, le personnage masqué qui la hante depuis qu'elle a échappé de justesse à sa folie meurtrière le soir d'Halloween 40 ans plus tôt.

Halloween (2018), réalisation de David Gordon Green, sortira en France en 4K Ultra HD Blu-ray le 27 février prochain chez Universal.

En voici notre test complet.

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

Qualité Vidéo

David Gordon Green et son directeur de la photographie Michael Simmonds ont pris la décision de tourner cet Halloween (2018) en numérique. Le tournage a bien été effectué à l'aide de caméras Arri Alexa (2.8K) couplées à des optiques anamorphiques. Il s'agit d'une présentation mise à échelle en 2160p, compression HEVC avec technologie HDR10.

Paradoxe quand tu nous tiens : on décèle très vite une fine texture argentique aux images délivrées sur cette production pourtant tournée en numérique. Du grain il y a, et l'équipe a vraisemblablement ajouté une texture film aux images en post-prod. Preuve allant dans ce sens : on a retrouvé la mention "Livegrain" dans le générique de fin, une solution permettant aux cinéastes de simuler une texture argentique en phase de post-production. Cette texture reste fine mais l'illusion est parfaite. On a réellement l'impression d'être en face d'un film tourné en 35mm anamorphique comme au bon vieux temps.

Blu-ray et 4K Ultra HD Blu-ray délivrent dans l'ensemble de très belles images ciselées. La photographie de Michael Simmonds est très soignée. Elle laisse respirer une température des couleurs relativement chaude et d'admirables teintes orange/cyan complémentaires. Bien que tiré d'un master vraisemblablement supervisé en 2K, le gain en matière de définition n'est pas totalement négligeable non plus. La version UHD récupère un léger voile de netteté appréciable sur les gros plans et plans larges géographiques. Surtout, le grain (simulé en post-production) bénéficie d'une plus belle densité.

Côté HDR, il y a définitivement un apport attestable. La gamme de contrastes se montre rapidement plus étendue et le niveau des couleurs globalement plus vif. Les images paraissent moins ternes qu'en Blu-ray. Les multiples sources lumineuses composant les décors (bougies, flammes, lampadaires...) se détachent avec plus d'éclat et de brillance. Une bien belle présentation !

Qualité Audio

Universal propose la version originale au format DTS:X. Comme toute oeuvre tirée de l'univers Carpenter, la bande originale joue un rôle important sur ce titre. L'engagement musical est excellent avec pour seul exemple le titre d'ouverture qui vous évoquera un refrain bien familier. Sans pour autant posséder une scène arrière envahissante, les sons parviennent à dominer la scène sonore avec énergie et présence, sans débordements outrageants. Les ambiances sont fines. Les effets jump-scare efficaces. Priorité malgré tout accordé à la scène frontale. L'utilisation des enceintes verticales est plus subtile que spectaculaire avec ces atmosphères légères voyageant agréablement au-dessus de la zone d'écoute. En version française, Universal propose comme de coutume une piste DTS 5.1, plus conventionnelle dans son approche et au rendu plus ressérré.

Bonus

- 7 scènes coupées et versions longues (12'42", VOST)
- De retour à Haddonfield : le making of d'Halloween (6'05", VOST)
- La veritable Scream Queen (2'32", VOST)
- Le son de la peur (3'19", VOST)
- Le périple du masque (2'33", VOST)
- L'héritage d'Halloween (4'25", VOST)

Conclusion

Sans forcément rivaliser avec l'oeuvre originale, cet Halloween (2018) reste un bon film de genre qui plaira surtout aux fans. Cette édition 4K Ultra HD Blu-ray délivre de bien solides images et une bande-son tout aussi efficace. Le gain en matière de définition et de colorimétrie apporté par la version UHD reste dans l'ensemble non négligeable. Une édition tout à fait recommandable.