Test 4K Ultra HD Blu-ray : Obsession (2025)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Bear Bailey, vendeur dans un magasin de disques, n’ose pas avouer ce qu’il ressent pour Nikki, son amie d’enfance et collègue. Un soir, au lieu d’un collier, il achète un One Wish Willow, un jouet censé exaucer un seul vœu. Il le brise et demande qu’elle l’aime plus que quiconque. Le souhait est exaucé trop bien. Nikki ne le quitte plus, ment, scotche la porte, érige un sanctuaire à son chat mort. L’adoration vire à l’emprise, puis à la violence. Bear comprend que ce n’est plus elle, et qu’il n’y a plus de retour en arrière.

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Obsession (2025) a la fixité de son titre. Curry Barker y enferme deux personnages, Bear et Nikki, dans un amour qui ne lâche pas. Le directeur de la photographie Taylor Clemons filme cette emprise à hauteur de visage. Tourné en Arri Alexa 35 avec des optiques Panavision Ultra Speed MkII, masterisé en 4K, le film arrive sur un disque BD-100 en HEVC, dans son ratio atypique de 1.50:1, en HDR10 et Dolby Vision (DV-FEL, 12 bits). Cette édition française est signée Le Pacte.

Le cadre presque carré est le premier élement sortant des sentiers battus. Pas de marge latérale, des plans qui restent en place : l’image colle aux corps... comme Nikki à Bear. Peu de marge pour respirer. C’est voulu. La définition est solide, et le piqué ciselé est bien là. L’écart avec le Blu-ray 1080p se lit dans les fins détails, sans être aussi fondamental qu’escompté. Les deux supports s'appuient en amont sur le même master, et Clemons a travaillé à grande ouverture, avec une profondeur de champ relativement courte. La netteté ne tient que sur des zones restreintes de l'image ; les arrières-plans se dissolvent. Dans cette fenêtre étroite, visages, mèches, grain de la peau et fibres de tissu gagnent un peu de précision en 2160p, sans que l’image ne fasse un bond spectaculaire face à l'homologue 1080p. L’encodage HEVC, mesuré à 85 Mbps de moyenne, reste irréprochable. Le grain de film, bien visible à l'écran, a été ajouté en post-production.

Le HDR n’élargit pas davantage l’écart tant l'étalonnage reste feutré et à forte retenue lumineuse. Ce film se vit dans l'obscurité et cela ancre fermement objets, décors et visages dans un niveau moyen de luminosité particulièrement bas. Les noirs restent profonds et stables. Les rares respirations dynamiques restent confinées aux éclairages pratiques : la lumière crue d'un écran de smartphone, l'ampoule nue d'un plafonnier ou encore ce double réflecteur oculaire qui fait luire la démence dans le regard de Nikki. Ces pointes bénéficient d'un découpage un peu plus incisif, mais l'écart avec la version SDR demeure globalement ténu. Les usages - anecdotiques sur ce titre - du Wide Gamut ne changent pas la donne : palette maladive, désaturée, trouée seulement de brefs rouges carmin (quand la violence lâche).

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Obsession (2025)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Obsession (2025)

 

Qualité Audio

La version originale est en Dolby Atmos, sur base TrueHD 7.1 (4102 kbps). Le mixage a une idée simple : faire de la pièce un endroit dont on ne sort plus. Rien ne hurle au départ. Le quotidien reste banal, et c’est ce calme, trop propre, qui commence à gêner. Le One Wish Willow se brise dans un silence pesant. Le vœu est déjà un événement sonore. Ensuite, l’emprise de Nikki passe par la directivité. Le centre tient les échanges intimes avec une clarté nette, puis les voix hors champ glissent sur les latéraux et les arrières. Notifications qui reviennent, sonneries qui insistent, pas feutrés dans les angles morts : le harcèlement n’est jamais tout à fait devant.

En Atmos, quelques ambiances trouvent un relais sur l’axe vertical, celles du Barker Pub et les scènes d'échanges en voiture. Sur ce titre, les canaux de hauteur ne sont pas là pour le spectacle. Ils traduisent le vertige. Ce sont surtout les nappes dissonantes de Rock Burwell, synthés analogiques, qui montent et stagnent au plafond, comme une chape. Mention spéciale aux vertues dynamiques de cette piste suffisamment franches pour que les jump-scares portent avec efficacité. La piste française a le mérite d'être présentée en DTS-HD Master Audio 5.1 (24-bit, 3584 kbps).

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Obsession (2025)

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Obsession (2025)

 
 

Bonus

- Making of (19mn12)
- Commentaire audio du réalisateur

Conclusion

L’édition 4K Ultra HD tient le film sans le reluire : piqué solide, cadre serré, HDR feutré qui refuse d’éclaircir ce que le tournage a laissé dans le noir. L’encodage reste irréprochable, la VF en DTS-HD est au rendez-vous, et le transfert respecte les intentions de l'équipe créative.