Test 4K Ultra HD Blu-ray : Le Cercle des poètes disparus (1989)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
En 1959, à Welton, académie de garçons tenue par la tradition, le professeur d’anglais John Keating invite sa classe à sortir la poésie des manuels et à cueillir le jour. Neil, Todd, Knox et quelques autres reprennent en secret le Cercle des poètes disparus, et se retrouvent la nuit dans une grotte. Chacun cherche une issue : Neil le théâtre, Knox un amour interdit, Todd une voix à lui. Le père de Neil refuse de le laisser jouer ; après la représentation, sa mort emporte aussi Keating, que l’académie rend responsable. Au moment du départ forcé du professeur, quelques élèves montent sur leurs tables pour le saluer.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Porté par la mise en scène tout en sensibilité de Peter Weir et la photographie de John Seale, Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society, 1989) reste un hymne intemporel à l’émancipation intellectuelle et à la beauté tragique des idéaux de jeunesse. Tourné sur pellicule 35 mm au cœur de la prestigieuse St. Andrew’s School dans le Delaware, le film a mobilisé des caméras 35mm et optiques Panavision sphériques, capturant avec une minutie artisanale les textures feutrées de la Nouvelle-Angleterre. À l’occasion de son arrivée au format 4K Ultra HD Blu-ray, l’œuvre bénéficie d’une restauration d’envergure issue d’un nouveau scan 4K des négatifs originaux 35 mm. Proposé en 2160p au ratio 1.85:1 respecté, le long-métrage est édité sur un disque BD-66 sous encodage HEVC, avec prise en charge du HDR10 et du Dolby Vision (profil DV-FEL, sous 12-bit).
La fenêtre de scan est bien plus généreuse que sur l’ancien master : on récupère des portions d’image nettes sur les côtés, ainsi qu’en haut et en bas du cadre. Ce n’est pas un détail de technicien. Des têtes, des mains, le bord d’un pupitre, un peu plus de la chapelle et de la grotte reviennent dans le champ. C'est toujours un point positif.
L’écart de définition avec le Blu-ray 1080p, mou, au grain un peu pâteux, est franc et se remarque rapidement une fois passé le générique d'entrée. Les images gagnent en netteté. Les vestes, la maille des pulls d’uniforme, le chêne usé des pupitres, la craie qui s’effrite sur le tableau : tout cela redevient tangible. Même la page arrachée du manuel de J. Evans Pritchard, celle que Keating invite à déchirer pour sortir la poésie du support papier, montre ses fibres. Le grain 35 mm reste lisible, fin et plutôt régulier. L’encodage HEVC le suit sans à-coup. À 48 Mbps de moyenne, ce n’est pas un échec, mais ce n’est pas non plus le plafond : la mobilisation d'un disque BD-100 aurait offert un peu plus de marge à l'ensemble.
L’étalonnage HDR est le vrai redressement. L’ancien Blu-ray tirait méchamment vers le magenta : visages rosés, ombres teintées, une chaleur qui n’appartenait ni à Seale ni à l’automne de la Nouvelle-Angleterre. Le nouveau master remet les carnations à leur place. L’espace supplémentaire du gamut élargi sort les ocres des feuillages, les bruns des reliures et des boiseries du Rec.709. La prudence reste de mise sur les intensités lumineuses, avec une moyenne de pics autour de 149 nits. Ce n’est pas un master qui veut éblouir. Il veut que la lumière d’automne passant par les hautes fenêtres modèle subtilement les visages de Neil, Todd et Knox, sans trop en faire. Dans la grotte, bougies et lampes torches percent le noir avec tout de même plus d'intensité.
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Qualité Audio
Le remix Atmos de la version originale aurait pu n’être qu’une couche posée sur un film qui n’en demandait pas. Peter Weir filme bas, Robin Williams parle près. Et c'est toujours le cas. L'axe frontal reste prioritaire. Les canaux surround et supérieurs mettent l’immersion au service des lieux et ouvrent quelque peu le rendu, sans trop en faire. À Welton, tout commence devant. Le canal central porte le murmure de Keating, ce « cueille le jour », puis la voix qui monte quand il grimpe sur le bureau. On entend encore la prise directe de la fin des années 80, sa chaleur, sa légère usure. Autour, les surround restent mobilisés à minima.
Les scènes en extérieur jour changent quelque peu d’échelle. En Atmos, quelques passages marqueront votre attention. Lorsque Knox dévale la colline à bicyclette et tombe sur des oies sauvages posées en travers du chemin. Elles s’envolent d’un bloc et se saisissent des canaux supérieurs, renforçant l'idée d'une nature indomptée, prête à n'importe quel instant à reprendre son essor. Plus tard, Neil entraîne Todd sur le balcon. Un nécessaire de bureau part dans le vide. L’axe vertical reproduit cette chute… et le soulagement de celui qui se débarrasse d'un poids.
Maurice Jarre reste en lisière : synthés, flûtes, percussions. Le canal LFE reste discret avec un grave qui assied la musique et les quelques passages sous tensions. Plusieurs extraits sont repris en binaural dans notre traditionnelle vidéo en guise d'illustration. La version française est restituée en DTS-HD High Resolution 5.0 (2046 kbps).
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Bonus
- Poètes disparus : Rétrospective — Interviews du réalisateur Peter Weir, d'Ethan Hawke, de Robert Sean Leonard et de bien d'autres
- Prises brutes
- Maître du son : Alan Splet — Interviews de David Lynch et Peter Weir
- Masterclass de cinématographie — Un atelier d'éclairage intensif et inspirant
- Commentaire audio — Avec le réalisateur Peter Weir, le directeur de la photographie John Seale et le scénariste Tom Schulman
Conclusion
Une mise à niveau franche : le nouveau scan ouvre le cadre et relève nettement la définition, l’Atmos modernise la version originale sans forcer les traits. De quoi revoir Le Cercle des poètes disparus (1989) dans de bien meilleures conditions. Hautement recommandé.



