Test 4K Ultra HD Blu-ray : Le Saint (1997)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
Simon Templar, voleur d’élite et maître du déguisement, vit sous des noms de saints et vend ses talents au plus offrant. Un oligarque russe, Ivan Tretiak, le paie pour dérober à Oxford la formule d’une fusion froide mise au point par Emma Russell. Templar s’approche d’elle, lui vole le secret — et s’en éprend. La formule est incomplète : Tretiak veut désormais tuer le Saint et s’emparer de la scientifique. Traqués jusqu’à Moscou, les deux amants doivent empêcher un coup de force qui joue la pénurie de chaleur contre tout un pays.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Incursion nette dans le thriller géopolitique de la fin des années 90, Le Saint (1997) de Phillip Noyce doit son allure à la photographie de Phil Méheux (The Mask of Zorro, Casino Royale). Tourné en 35 mm sur caméras Panavision et optiques anamorphiques, le film se refait une santé grâce à une restauration 4K menée à partir d’un scan des négatifs originaux. L’édition 4K Ultra HD Blu-ray le livre en 2160p, au ratio 2.39:1, encodé en HEVC, avec HDR10 et Dolby Vision (profil DV-FEL, 12-bit).
Dès les premiers plans sous les coupoles moscovites, l’écart avec l’ancien master HD saute aux yeux. Les cadrages ont été retouchés, plan par plan, sans ligne constante : certaines séquences profitent d’une fenêtre de scan bien plus large, quand d’autres réajustent subtilement leur géométrie. L’apport en définition, lui, reste tangible. Les gros plans tranchent davantage : on lit les prothèses, postiches et maquillages que Templar enfile d’une identité à l’autre. Sur les plans larges, la place Rouge, les friches post-soviétiques et les amphithéâtres d’Oxford s’affinent quelque peu. Le grain 35 mm paraît moins brouillon que sur le Blu-ray précédent. Sa structure reste fine.
Le HDR allume la fusion froide sans en faire trop. On récupère de l’information dans des zones qui semblaient brûlées. Phares dans le blizzard, gyrophares de la milice, néons de labo et surfaces enneigées retrouvent de la structure et du piquant. Les pics lumineux tournent autour d’une moyenne de 243 nits, avec des éclats mesurés au-delà de 600 nits. Les séquences sombres — à commencer par la fuite dans les égouts — gagnent aussi en lisibilité.
Les usages du Wide Color Gamut soulignent le contraste qui structure le film. D’un côté, le monde soviétique : bleus ardoise, gris d’usine, métaux froids. De l’autre, Londres et Emma Russell : ocres feutrés, ors discrets, ambiances ambrées plus nuancées qu’auparavant. Autrefois affectées ici et là par des dérives magentas, les teintes chair ont également été réajustées. Elles s’adaptent aux écarts de température des lieux traversés, du gel moscovite à la chaleur londonienne.
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Qualité Audio
Pour son arrivée en 4K Ultra HD Blu-ray chez Paramount, Le Saint (1997) refuse le remix Dolby Atmos. L’éditeur conserve le mixage d’origine, livré en version originale Dolby TrueHD 5.1, donc sans perte liée à la compression.
Le canal central reste le pivot. Val Kilmer module timbres et accents — du lettré au clochard, du dandy au faux ingénu — sans que les dialogues perdent en intelligibilité. Le mixage ne cherche pas l’agressivité permanente. Il dose. L’écart est net entre le calme clinique d’Oxford et le chaos moscovite. Les surrounds épaississent plutôt qu’ils n’assaillent : blizzard dans les rues, égouttement des égouts gelés, rumeur de la foule devant le Kremlin. Dès que ça part — course en limousine, assaut de l’ambassade —, les voies latérales font ricocher déflagrations et impacts avec une vraie énergie panoramique.
La version française, elle, reste en Dolby Digital 5.1 à 640 kbps, reprise du précédent disque : honnête, mais plus étroite et moins déliée que la TrueHD originale.
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Bonus
- Commentaires audio du réalisateur Philip Noyce
- Bande-annonce
Conclusion
Cinq ans seulement après l’arrivée du film en Blu-ray 1080p en 2021, le risque était de retrouver l’ancien master, simplement habillé de HDR et d’une compression plus solide. Ce n’est pas le cas. Cadre, définition, dynamique : la remise à niveau est réelle, mais simplement limitée à l’image. La partie sonore, elle, reste inchangée.



