Test 4K Ultra HD Blu-ray : Prey (2022)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Il y a trois siècles sur le territoire des Comanches, Naru, une farouche et brillante guerrière, se fait désormais un devoir de protéger sa tribu dès qu'un danger la menace. Elle découvre que la proie qu'elle traque en ce moment n'est autre qu'un prédateur extraterrestre particulièrement évolué doté d'un arsenal de pointe des plus sophistiqués. Une confrontation aussi perverse que terrifiante s'engage bientôt entre les deux adversaires.  

Test effectué depuis l'édition disponible en import outre-atlantique avec VFi et STFR.

 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Prey (2022) a été filmé numériquement à l'aide de matériel de pointe dont la caméra Arri Alexa Mini LF munie d'objectifs anamorphiques. Il est question d'un master intermédiaire 4K. Le ratio 2.39:1 est respecté tout au long de l'œuvre, et Disney présente le film en 2160p, compression HEVC et la technologie HDR10.

La qualité esthétique de Prey est parfaite grâce à un transfert qui se distingue par sa netteté, sa précision remarquable et sa propreté qui relève presque d'un caractère clinique. Pour autant, le traitement visuel est dénué de tout aspect artificiel, sans ajout de grain en post-production pour imiter quelconque rendu filmique. Prey conserve un certain charme grâce à un doux rendu anamorphique, quelques lens-flare aux notes "sci-fi" et nous plonge dans une ambiance naturaliste offrant la part belle à la beauté des environnements traversés. La précision des gros plans se démarque; que ce soit sur les membres de la tribu de Comanches ou sur la jeune Naru, mais aussi les prises de vues élargies dépeignant l'environnement naturel à travers de somptueuses images de forêt, montagnes rocheuses, et de rivières. Le tournage, effectué à Calgary au Canada, insuffle une atmosphère qui fait echo à celle de The Revenant, et confère un sentiment de dépaysement total.

Compte tenu de sa durée assez succincte d'1h39, l’édition ne pose aucun problème de compression et bénéficie d’un bitrate confortable de 61 Mbps. La photographie a été minutieusement confectionnée, mettant en valeur des scènes nocturnes savamment illuminées par des sources de lumière naturelles (feux de camp et torches). Conservant une approche naturelle du début à la fin, Prey s'offre une plus ample plage dynamique, renforcée par des niveaux de noir impeccables. Même dans les scènes sombres et sous-éclairées dans la forêt, le niveau de noir se maintient sans s'écraser ou faire l'objet de bruit numérique (à l'exception d'une séquence un peu plus épaisse à la fin du film). Et des scènes difficiles à retranscrire, au crépuscule ou dans une ambiance "smoky", passent superbement. Le film tire pleinement avantage du gamut étendu dont l'utilisation s'illustre sur de bien nombreux passages : l'emploi de caméras thermiques (à l'ancienne) pour reproduire le point de vue de la créature invisible, son sang vert fluo, les pétalles de fleur utilisées comme agent anesthésiant par la protagoniste et l'abondante végétation environnante.

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Prey

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Prey

 

Qualité Audio

Prey (2022), ce nouvel opus emblématique de la franchise Predator et nouvel ajout au catalogue Disney, bénéficie d'une version originale en Dolby Atmos (core TrueHD 7.1, 5165 kbps) brillamment maîtrisée, insensible aux problématiques de réégalisation auxquelles l'éditeur nous habitue depuis plusieurs années. Le mixage sonore se distingue par une activité vigoureuse et procure le sentiment d'une qualité sonore époustouflante. Cette transparence à l'écoute est remarquable dès le début du film, où Naru, notre protagoniste, s'adonne à l'entraînement avec un tomahawk. Lorsque son arme frappe à plusieurs reprises un arbre, l'onde sonore qui s'en dégage donne une impression de force avec des impacts remarquablement clairs. C'est à cet instant précis que l'emploi des canaux surround et arrières prend toute son ampleur, à travers l'écho des impacts, puis plus tard par les ambiances sonores naturelles de la forêt. Dans Prey, le registre grave se distingue par sa solidité, notamment lors du combat mémorable contre l'ours et l'arrivée du vaisseau extraterrestre. Ce sont principalement ces deux séquences qui tirent d'ailleurs leur épingle du jeu en termes d'effets Atmos et de sollicitation des canaux verticaux. La trajectoire du vaisseau (à partir de 5mn10) exploite de manière extraordinaire les canaux supérieurs, tout comme les grondements terrifiants du grizzli, quand notre héroïne trouve refuge (vers 43mn36). Ces exemples sont à découvrir dans la vidéo jointe à cette chronique (en reproduction binaurale). Ne tombons toutefois pas dans l'exagération : à l'exception d'ambiances fines en forêt et d'une autre scène marquante où l'héroïne découvre des carcasses de bisons - où l'on perçoit distinctement les cris des corneilles et le bourdonnement des mouches - l'activité sonore des canaux supérieurs reste vraiment très modérée sur la grande durée du long-métrage.

Cette édition dispose d'une VFi en Dolby Digital 5.1 (640 kbps), similaire à l'écoute aux offres en streaming. Et cerise sur le gâteau : la présence d'un doublage original en Comanche mérite d'être signalée (ici également en Dolby Digital 5.1).

 

Test 4K Ultra HD Blu-ray : Prey

 
 

Bonus

- Making of de Prey
- Scènes supprimées avec commentaire de Dan Trachtenberg
- Commentaires audio
- Table ronde avec le casting et l'équipe de production.

Conclusion

Simple sans jamais être simpliste. Efficace grâce à une tension habillement mise en scène. Dépaysant avec des environnements traversés absolument magnifiques. Voilà en quelques mots comment résumer Prey (2022) qui est un excellent film. Disney nous comble en restituant cette œuvre, préalablement réservée à son offre en streaming, en vidéo disque avec une édition 4K UHD qui se démarque par de solides prestations audio et vidéo. Sortie de l'édition française équivalente le 14 février 2024. Hautement recommandé !