Test 4K Ultra HD Blu-ray : Blade

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

Blade Eric n'est ni un homme ni un vampire, mais un hybride du Bien et du Mal, et ce depuis le jour de sa naissance, où sa mère fut mordue et y laissa la vie. Immortel, Blade a conservé la force des vampires, tout en éliminant leurs faiblesses. Avec l'aide de son ami Abraham Whistler, il tente, depuis longtemps déjà, de mettre la main sur celui qui a causé la perte de sa mère.

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

Qualité Vidéo

Blade (1998) a été tourné en 35mm à l'aide de différentes caméras dont l'Arriflex 35-III. Le film a bénéficié en 2020 d'une remasterisation 4K. C'est depuis ce récent master que cette édition UHD française signée Metropolitan est tirée. Blade (1998) se voit restitué en 2160p avec la technologie Dolby Vision.

A l'exception d'un léger décalage horizontal relativement anecdotique, le cadrage est quasiment identique aux propositions précédentes. L'apport de définition n'est pas forcément radical non plus. Mais il se laisse apprécier avec des textures moins lisses (les visages ensanglantés à la techno-party, le manteau en cuir du protagoniste) et un affinement des détails fins (la poignée de l'épée de Blade, l'atelier de Whistler). Sur de nombreuses prises de vue, le grain 35mm reste visible et très fin. Sur d'autres plans, une réduction de bruit semble tout de même avoir été employée, heureusement avec parcimonie. La température des couleurs reste froide sur ce titre. L'étalonnage Dolby Vision (exclusif à cette édition UHD française) n'a rien de conservateur avec la présence de très nombreux pics lumineux relevés au-delà des 1000 nits et un pic maximal de 1680 nits. Outre les éclairages en intérieur (moins baveux), les tons bleu/gris acier dans lesquels baignent de nombreuses scènes gagnent en subtilité. Il y a définitivement moins de traces de surexposition (les visages, les environnements lumineux où se cachent les vampires) et une meilleure lisibilité des scènes à exposition limitée (le Cercle d'Erebus) et dans le temple souterrain.

 

En HDR10, le niveau de luminosité du pixel le plus lumineux de l'ensemble du flux (MaxCLL) s'élève à 1680 nits. Une valeur moyenne des pics de luminosité a été mesurée à 681 nits. De même, sur la globalité du long-métrage, 90.86% des plans sont composés de hautes lumières (avec une médiane de 203 nits). Concernant la compression vidéo HEVC, le bitrate moyen a été mesuré à 77398 kbps et 86042 kbps (avec surcouche Dolby Vision).

 

Qualité Audio

Blade (1998) tire profit d'une version originale remixée au format Dolby Atmos. Sur cette édition française, on la retrouve avec un core Dolby TrueHD 7.1 (4023 kbps, 24-bit). Sans revendiquer forcément un caractère anthologique, ce mixage entièrement repensé bénéficie de sonorités puissantes et aérées. Avec un caractère suffisamment agressif sur les passages le nécessitant. La première scène iconique qui se déroule dans la boîte de nuit marque rapidement les esprits avec des basses profondes (de discothèque) et une utilisation solide des canaux supérieurs (le système d'arrosage agréablement mis en espace). Plus tard, les éclats de verre, d'objets et d'épées, qui accompagnent les séquences d’assauts violents, illustrent une spatialité agréablement élargie. Mention spéciale à la lame/boomerang du protagoniste et les basses rugissantes qui accompagnent les différentes détonations.

Côté VF, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 (24-bit, 2576 kbps) ne démérite pas mais reste inchangée.

 
 

Bonus

Le Blu-ray (2012) avec les mêmes bonus qu'autrefois :

- Commentaire audio
- La Magra
- La conception de Blade
- Les origines de Blade
- La vague ensanglantée
- Bande-annonce

Conclusion

Servie par un solide remixage Dolby Atmos (VO) et un master 4K (2020), cette édition UHD constitue une mise à niveau authentique du précédent Blu-ray de 2012. Les fans de Blade apprécieront d'autant plus cette édition que celle-ci bénéficie (exclusivité Metropolitan) de la technologie Dolby Vision. Avis aux amateurs...