Test 4K Ultra HD Blu-ray : Marty Supreme (2025)
Publié le par la Rédaction
Synopsis
Marty Mauser, 23 ans, aspire à devenir le meilleur athlète sur la scène mondiale du tennis de table. Le sport est sous-représenté aux États-Unis, ce qui rend difficile le financement de ses compétitions à l'étranger. Il est toutefois prêt à tout pour arriver à ses fins, y compris nouer des liens avec une ancienne actrice et son riche mari entrepreneur. Son entêtement pose un problème pour les personnes de son entourage, qui font souvent les frais de ses choix cavaliers.
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NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.
Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :
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Qualité Vidéo
Pour son premier long-métrage en solo, le réalisateur Josh Safdie s'est associé au légendaire directeur de la photographie Darius Khondji afin de donner corps à Marty Supreme (2025). La production a fait le choix pleinement assumé de la pellicule 35 mm pour l'essentiel du tournage. Les prises de vues ont été réalisées sur pellicule KODAK VISION3 500T 5219 à l'aide de caméras Arricam LT associées à des optiques anamorphiques Panavision. Seules quelques séquences isolées ont nécessité un tournage numérique pour des impératifs logistiques. L'ensemble a ensuite été finalisé au sein d'un master intermédiaire 4K, offrant une solide surface de jeu à cette édition Ultra HD Blu-ray. Celle-ci respecte le ratio d'image 2.39:1 et bénéficie d'un étalonnage HDR avec métadonnées Dolby Vision (DV-FEL 12 bit).
Dès les premiers plans, Marty Supreme (2025) affirme une identité visuelle qui refuse obstinément toute recherche de perfection clinique. Les images affichent une matière rugueuse, ponctuée d'éraflures volontaires, de poussières résiduelles et d'irrégularités assumées. En résulte une esthétique volontairement froissée, comme patinée par le temps, qui épouse parfaitement le New York populaire de 1952. Les optiques anamorphiques vintage participent à cette approche en générant de légères distorsions, une douceur organique sur les contours du cadre et un toucher singulier. Rien ne paraît totalement maîtrisé au premier regard, mais chaque imperfection semble placée avec la précision d'un coup parfaitement dosé.
Face au Blu-ray 1080p, les bénéfices de l'Ultra HD relèvent davantage du raffinement subtil que d’une démonstration évidente. Les plans larges gagnent en lisibilité sur les silhouettes et les petits éléments disséminés dans le décor, tandis que gros plans profitent d'une fermeté légèrement accrue sur les étoffes des costumes. L'écart reste toutefois très discret. Notre principale réserve concerne l'encodage HEVC, dont les débits évoluent en dents de scie sur cette édition française. La structure du grain 35 mm perd ponctuellement de sa respiration naturelle, s'agglomère par endroits et laisse apparaître de légères traces de lissage. Une texture argentique que l'on aurait souhaitée irréprochable, particulièrement sur la version UHD.
L'étalonnage HDR participe dans tous les cas à cette impression de monde vécu, où chaque décor semble avoir absorbé des décennies d'usure. La palette privilégie des ambrés chaleureux, des bruns profonds, et des blancs cassés qui installent une atmosphère dense et feutrée. Dans ce contexte singulier, le gamut étendu n’est que peu mobilisé. L'apport de la plage dynamique étendue (HDR) s'exprime quant à elle à travers une hiérarchisation plus nuancée des différentes sources lumineuses : les ampoules à filament, les éclairs des flashs photographiques et les puissants projecteurs des grandes arènes gagnent en intensité. Des différences dont l’ampleur est à considérer plan par plan. La moyenne des pics lumineux a été mesurée à 200 nits sur la couche de base HDR10.
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Qualité Audio
L'édition 4K Ultra HD Blu-ray s'accompagne d'une section sonore VO/VF restituée en Dolby Atmos (avec un core TrueHD 7.1, 4800 & 4728 kbps). Dans Marty Supreme (2025), le son ne se contente pas d'accompagner l'image : il participe pleinement à la caractérisation du personnage principal, traduisant son agitation permanente, son ambition dévorante et ce sentiment de décalage constant avec son époque. La piste adopte une approche dense. Les dialogues demeurent globalement intelligibles, mais peuvent ponctuellement se retrouver en retrait face aux ambiances urbaines chargées et aux nappes synthétiques « eighties » de Daniel Lopatin. La partition électronique occupe d’ailleurs une place centrale dans cette section. Les synthétiseurs investissent régulièrement les enceintes de hauteur, renforçant l'impression d'un personnage constamment happé par son propre rythme.
Les apports du Dolby Atmos se révèlent surtout lors de séquences ciblées. On retiendra notamment le flashback situé autour de la 29e minute, où un bourdonnement d'abeilles circule au gré de mouvements d'objets bien visibles. La fusillade vers 1h59 exploite également la flexibilité du format, avec des trajectoires de tirs clairement dessinées dans l’espace.
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Bonus
- Commentaire audio du réalisateur
- Rêver en grand : le making-of
- Test caméra de Timothée Chalamet et Gwyneth Paltrow
- Featurette promo
- Bandes-annonces
Conclusion
Une compression vidéo encore perfectible constitue le principal revers de cette édition UHD. Pour le reste, le disque frappe juste avec une image 4K au grain vivant, à la trajectoire profondément filmique, et une section sonore VO/VF Dolby Atmos qui accompagne parfaitement l’énergie débordante de notre protagoniste.



