Test 4K Ultra HD Blu-ray : Bonjour les vacances... (1983)

Publié le par la Rédaction



 

Synopsis

La famille Griswold au grand complet prend place à bord de sa nouvelle voiture et quitte Chicago pour des vacances très attendues. Malheureusement, malgré le soin minutieux avec lequel Clark, le chef de famille, croit avoir préparé leur périple, ils vont de catastrophe en déception.  

 
 

NB : Les comparatifs image (compression .jpg, 8-bit) sont strictement à usage illustratif et sont non représentatifs de ce que l'Ultra HD Blu-ray diffusera sur votre écran UHD HDR calibré.

 

Afin de mettre en évidence l'utilisation concrète du Wide Color Gamut (WCG) sur cette édition (voir tutoriel ici), les pixels qui se situent dans la gamme standard/BT.709 (confinés à l'intérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés ici entièrement désaturés. A l'inverse, ceux faisant partie de la gamme élargie BT.2020, exclusive au disque 4K Ultra HD Blu-ray (qui s'étendent à l'extérieur du petit triangle REC.709) vous sont présentés en couleur :

 

Qualité Vidéo

Test effectué depuis l'édition 4K Ultra HD Blu-ray disponible aux USA ici (avec VF et STFR).

Le film "Bonjour les vacances..." (National Lampoon’s Vacation, 1983), fut un grand succès commercial et est rapidement devenu un classique de la comédie américaine. Cette première réalisation d'Harold Ramis, filmée en 35mm Technicolor avec des caméras Panavision Panaflex, s'est vu offrir pour son 40ème anniversaire un traitement extrêmement soigné par les studios Warner : une restauration en 4K, réalisée à partir d'un nouveau scan des négatifs originaux en 35mm. Le film arbore désormais un nouveau master 4K millésimé 2023, complété par un réétalonnage des couleurs pour profiter au maximum des technologies HDR et Wide Color Gamut. Disponible en import USA avec VF et STFR, le film est présenté en HDR10 avec une compression HEVC.

Ce nouveau traitement, plus qu'un simple rafraîchissement, rend le film plus impressionnant encore qu'à ses débuts. Une comparaison avec l'édition Blu-ray précédente permet de mesurer l'ampleur de l'amélioration. La première chose qui frappe, c'est une légère modification du cadrage, qui respecte désormais scrupuleusement le ratio 1.85:1, visible à l'apparition de fines bandes noires horizontales. L'apport du nouveau scan est tout simplement incroyable; une véritable métamorphose en termes de définition et de piqué. Bénéficiant d'un rendu irréprochable - l'exception étant quelques plans aériens sur les routes américaines, et les diaporamas de générique - le film affiche une définition nettement supérieure et un grain 35mm fin et agréable. Aucune poussière ne vient gâcher le visionnage ; le potentiel de définition des négatifs exploités est tout simplement bluffant pour un tel film de catalogue. Pour les aficionados du genre, cela donne l'occasion d'apprécier la beauté des paysages traversés, du parc national de la vallée de la Mort aux routes pittoresques de l'Arizona et de Saint-Louis dans le Missouri.

Côté couleurs, on ne saurait rêver mieux. L'étalonnage met en avant une palette de couleurs vaste et exploite des niveaux de saturation élevés, particulièrement sur les couleurs primaires, ce qui renforce à merveille l'atmosphère joyeuse et ludique du film. On mesure l'usage du Wide Color Gamut pour des couleurs ponctuelles avec des bleus vifs et éclatants (les bagages, l'eau de la piscine, les ciels et les vêtements) et des rouges saisissants qui se rappellent à nous à plusieurs occasions, que ce soit pour la Ferrari conduite par la femme fatale, pour la nuisette d'Ellen à l'hôtel, le pull de « Rusty » Griswold, la robe de l'Afro-américaine rencontrée à Saint-Louis, ou encore pour les feux arrière des véhicules dans les scènes nocturnes. Une scène mérite particulièrement notre attention : lorsque la famille passe par le Grand Canyon. Les couleurs sont à l'image du lieu : sublimes. Cela vaut vraiment le détour, tout comme pour les scènes finales dans le parc d'attraction. Le film présente une esthétique visuelle plus attrayante et plus dynamique. Les contrastes marqués, avec des noirs profonds et des hautes lumières perçantes, ajoutent encore à l'aspect visuel du film. Nous sommes bien loin d'un étalonnage conservateur. À de nombreuses reprises, le film est inondé de lumière, avec une moyenne de pics de luminosité mesurée par nos soins à 718 nits, quatre pics lumineux supérieurs à 4000 nits et un maxCLL de 4579 nits. Couplée à une compression HEVC somptueuse (81 Mbps de moyenne), l'édition 4K Ultra HD Blu-ray de "Bonjour les vacances..." est tout simplement une brillante réussite.

 

En HDR10, le niveau de luminosité du pixel le plus lumineux de l'ensemble du flux (MaxCLL) s'élève à 4579 nits. Une valeur moyenne des pics de luminosité a été mesurée à 718 nits. De même, sur la globalité du long-métrage, 97.68% des plans sont composés de hautes lumières (avec une médiane mesurée à 173 nits). Concernant la compression vidéo HEVC, le bitrate moyen a été mesuré à 81165 kbps.

 

Qualité Audio

Il est important de souligner que le film propose une piste audio originale mono DTS-HD Master Audio 2.0 (1790 kbps, sous 24-bit), qui est efficace mais sans grande surprise. Même s'il ne présente pas de nouveautés majeures, le rendu sonore reste agréable. Les dialogues sont clairs, nets et faciles à comprendre, ce qui est essentiel pour une comédie centrée sur les échanges verbaux tels que National Lampoon's Vacation. La musique, de son côté, est soigneusement conçue et robuste, s'harmonisant parfaitement avec le ton humoristique de l'histoire. Pour ceux qui préfèrent la version française, une piste audio VF Dolby Digital Mono (192 kbps) est également disponible, mais avec un rendu nettement plus caverneux. Des sous-titres en français sont également inclus.

 
 

Bonus (Blu-ray)

- Commentaire audio

Conclusion

Manifestement, le studio Warner a fait preuve d'un réel souci du détail pour retranscrire visuellement toute l'atmosphère légendaire de cette comédie culte. C'est une restauration 4K de toute beauté que nous propose l'éditeur et une redécouverte totale. Si vous êtes fans de cette suite de films, c'est une édition indispensable.