Vidéo
Tourné principalement à l’aide de caméras numériques haute définition (Panavision) et 35 mm, Apocalypto est sur le plan visuel une référence peut-être à ce jour inégalée. D’une part, parce que le réalisateur Mel Gibson a un souci, un sens, et sans aucun doute une maladie du réalisme, et de la représentation. La civilisation maya dépeinte ici est restituée sur le plan visuel d’une manière étonnante avec un style documentaire voir anthropologique hors pair. Gibson est certainement devenu le maître moderne de la mise en scène et de la restitution historique.

Les prises de vues sont multiples et variées. Mel alterne prises de vue subjectives, aériennes, gros plan, mouvements à nous faire perdre la tête. D’ailleurs, Gibson s’amuse de ce sens de la restitution en nous plongeant littéralement en plein cœur des mayas en passe d’être exécutés. Le spectateur devient l’homme à exécuter, l’homme pourchassé, l’homme tué ! La caméra est à la place de la tête du Maya à décapiter.

D’autre part, parce que ce souci de réalisme est subjugué par un niveau de détails proprement splendide. Apocalypto est riche en détails visuels : les nombreux gros plans mettent en avant la richesse des scarifications des personnages et un maquillage parfait. Les scènes de nuit, éclairées par un seul feu de bois nous plongent en plein cœur d’une vie rurale. Les scènes de rituels, riches en couleurs, bénéficient d’un rendu envoutant. Les couleurs sont saturées, un aspect renforcé par une ambiance ensoleillée des plus chaudes. En bref, ce Blu-Ray Disc est un chef d’œuvre visuel. Cette version d’Apocalypto disposait également d’un master de très haute qualité. Contours tous soignés, détails nombreux, palette colorimétrique plus que variée : Apocalypto restera une référence pour les amateurs de haute définition.
Audio
L’aspect sonore n’est pas en reste. Certes Buena Vista ne nous offre pas le choix : mais la piste proposée est irréprochage. Du PCM 5.1 non compressée pour une version plus qu’originale en Yukatek. Ce choix confère un vrai degré de réalisme à ce film dépeignant la civilisation maya. On profite d’une bande musicale toujours soignée signée James Horner déjà présent sur Braveheart, le second film de Mel Gibson. Les détails sonores sont nombreux : on est plongé dès les premiers instants au sein de cette jungle d’Amérique latine. Surtout, les percussions, avec leur dynamique et leur intensité progressive, nous entrainent progressivement en haut de cette pyramide de toutes les peurs qui marquera nos représentations collectives de telles pratiques sacrificielles à jamais.
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